Triumph s’ouvre aux petits cubes



Envisagée puis abandonnée il y a trois ans, l’extension aux petites et moyennes cylindrées vient d’être confirmée par la marque anglaise. Avec un soutien industriel de poids : le groupe indien Bajaj.

765 cm3 : c’est actuellement chez Triumph le seuil en matière de cylindrée (sur la nouvelle Street Triple). Un seuil plutôt élevé mais qui est bien parti pour baisser considérablement à l’horizon 2020. Alors que la firme anglaise avait abandonné, il y a trois ou quatre ans, l’idée de descendre en cylindrée, voici que ce projet ressurgit de la plus franche des manières : via l’annonce, durant l’été, d’un partenariat industriel avec le groupe indien Bajaj.

Bajaj, késako ?

Inconnu dans nos contrées, Bajaj est rien moins que le second fabricant de deux-roues en Inde et le sixième du monde. C’est aussi un partenaire très étroit de KTM, dont il possède des parts et produit les petites cylindrées (de 125 à 390 cm3). C’est très certainement sur la base de cette expérience concluante avec KTM que Bajaj a été retenu par Triumph. Avec une nuance toutefois : le partenariat est simplement d’ordre industriel, pas capitalistique. Bajaj ne prend pas de part dans Triumph et vice versa. La marque anglaise a, en outre, précisé que ces futurs modèles seront développés en Angleterre et fabriqués, certes, en Inde, mais dans des usines différentes de celles des petites KTM.

Pourquoi en Inde ?

Pour y vendre plus facilement des motos. L’Inde est, au coude-à-coude avec la Chine, l’un des plus gros marchés motos du monde. Mais les constructeurs étrangers doivent composer avec de lourdes barrières douanières. Pour s’en affranchir, une seule solution : produire sur place. C’est ce qui a décidé KTM – mais aussi BMW, Honda ou Harley-Davidson (pour ne citer qu’eux) – à installer des chaînes d’assemblage là-bas. C’est cette même logique que suit Triumph et qui permet de comprendre que ces petites « anglaises » seront destinées en majorité au marché intérieur indien.

Quelles motos ?

Quels petits cubes va-t-on voir apparaître sous le blason Triumph ? Aux dires de la marque anglaise elle-même, il s’agira de modèles néo-rétro, mais aussi de petits roadsters aux lignes plus modernes : entendez par là de petites Bonneville et probablement des baby Street Triple. La cylindrée devrait quant à elle s’étendre entre 350 et 550 cm3. Une fourchette un peu plus haute que celle de KTM (même si une KTM 800 made in India arrive bientôt) mais très comparable à celle de BMW et surtout de Royal Enfield. C’est d’ailleurs avec ce constructeur autrefois anglais que la concurrence devrait être la plus frontale. Dernier détail : Triumph annonce un positionnement premium pour ces motos.

Également pour l’Europe ?

Pour l’instant, Triumph dit ne cibler que les marchés émergents mais laisse entendre que si la demande est là, ces petites indiennes pourraient être importées sous nos latitudes. Ce ne serait de toute façon pas les premières Triumph à venir d’Asie puisqu’une partie de la gamme Classic, notamment, est assemblée en Thaïlande.

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