ITW Mike di Meglio : « on a fait une année fantastique »



De retour de Suzuka où il a décroché son premier titre de champion du monde d’endurance avec le GMT94, Mike di Meglio est revenu sur ses débuts de rêve en endurance, ponctués de trois victoires en quatre courses.

Comment on se sent dans la peau d’un champion du monde, neuf ans après ton premier titre ?

C’est super, on a fait une année fantastique. On a rien lâché course après course. De l’extérieur, tout peut sembler facile, mais nous avons eu des difficultés sur certaines courses. Le team a toujours tout donné, mes coéquipiers et moi même également. Cela avait l’air à chaque fois de courses parfaites et c’est ça qui est super.

Comment as-tu vécu cette finale sous tension à Suzuka ?

Je n’avais pas roulé depuis 2003 à Suzuka donc cela faisait pas mal d’années ! C’est un circuit vraiment très différent des autres. Un peu à l’ancienne avec une piste très étroite, sans voies de sécurité. C’est un super circuit. On a pu faire des essais deux semaines avant la course et se rendre compte de certaines choses. Il y avait la pression car nous étions un point derrière le SERT donc pour rapporter le titre à l’équipe il fallait finir devant. Mais on a vu que nous étions tout le temps plus rapide, nous avons travaillé sur notre rythme de course et les choses se sont faites petit à petit.

T’attendais-tu à une telle réussite immédiate en arrivant en endurance au GMT94 ?

Je suis arrivé au GMT en tant que débutant, avec mon expérience de pilote MotoGP. J’ai essayé d’apprendre au maximum de l’équipe et de David qui en est à son troisième titre avec le GMT. J’ai essayé d’être humble, en apprenant un maximum de choses de mes coéquipiers. Niccolo est encore pilote d’essais comme moi, chacun a apporté sa pierre à l’édifice et pour le moment tout se passe au mieux. Il faut que ça continue comme ça.

Te fais-tu aujourd’hui plus plaisir en vitesse ou en endurance ?

C’est différent. Quand on gagne en vitesse, c’est seul. Là, ce que j’aime beaucoup en endurance c’est le partage. Avec mes coéquipiers pendant les séances d’essais par exemple où on discute beaucoup, on essaye de trouver des solutions ensemble. En course, on s’est retrouvé sans traction control et sans anti-wheeling. J’étais un peu plus à l’aise qu’eux dans ces conditions et j’ai essayé de leur dire ce que je faisais pour que tout le monde aille vite. Et parfois, quand je ne suis pas bien à certains endroits, ils me donnent des conseils. C’est tout ça qui est différent de la vitesse.

Où en es-tu de ton activité de pilote d’essai pour Aprilia en MotoGP ?

On continue de faire des séances régulièrement. J’en ai dans deux semaines.

Une nouvelle saison redémarre au Bol d’Or dans peu de temps. Connais-tu le circuit du Paul-Ricard ?

J’ai connu que la moitié du circuit lors d’un essai pour un magazine. Je découvrirai l’autre moitié lors des essais pré-Bol. C’est dans un mois et il va se passer beaucoup de choses. Des pilotes vont changer d’équipe, Suzuki aura la nouvelle moto. On commence un nouveau championnat et il faudra observer les différents niveaux qu’il y aura et je m’attends par exemple à ce que le YART progresse pour sa deuxième année avec les Bridgestone. Il faut donc toujours penser à progresser parce que sinon on se fera battre. Il va falloir travailler sur nos forces et nos faiblesses pour être encore meilleur.

Et contrairement aux 24 Heures Motos où tu débutais, là tu arrives dans le costume du champion…

Oui. En tant que pilote de vitesse, il y avait certains doutes sur moi en cas de chutes ou de choses comme ça. On a fait quatre courses et cela s’est très bien passé. Il faut rester dans cette dynamique à ne pas vouloir trop en faire parce que la limite n’est vraiment pas très loin. On pousse beaucoup mais il faut garder cette marge de sécurité qui nous évite de chuter.

6 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Mais c’est quoi cet article? Demandez-lui s’il est capable de faire une course à la régulière, en évitant de faire chuter ses concurrents et en observant les drapeaux des commissaires.

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      1. Ton commentaire est idiot, je parle seulement des règles de la course, mais si tu veux un championnat franco- français on en prend le chemin. Mike est sans doute un excellent pilote mais il y a manifestement deux poids et deux mesures.

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    1. Le mans.org, faits de course 11h04 : chute de Osamu Deguchi #10 fauché par Mike, faute de celui-ci qui tente de faire l’intérieur dans le garage vert et qui expédie le japonais dans les décors. Je rappelle que la Kawa 10 joue le championnat et à la suite de ce fait de course perd 3 places au classement, en plus du risque potentiel d’une grave blessure. Cette faut n’a pas été sanctionnée.

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  2. Le pilote de la #10 et son équipe ont dit à Mike lorsqu’il a était s’excuser qu’ils ne lui en voulait absolument pas et que eux aussi aurait attaqué comme Mike si ils jouaient la victoire.

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