Test longue durée : Blouson Rev’it! Flatbush



Si la plupart des équipementiers cherchent en ce moment à donner dans la fringue néo-rétro, tous ne le font pas de la même façon. Certains y vont à coups de logos vintage, d’autres réinterprètent des modèles de leurs gammes passées, une petite partie (pas la plus imaginative) convoque l’image de Steve McQueen moyennant l’envoi d’un chèque à ses héritiers.

Pour leur blouson Flatbush, lancé il y a déjà deux ans, les Néerlandais de REV’IT ! ont choisi une quatrième voie, pavée de deux arguments : souplesse des matériaux et classicisme de la coupe. Souple, ce blouson batave l’est effectivement. C’est probablement le cuir le moins raide que j’aie eu à enfiler ces dix dernières années. Deux raisons à cela: la souplesse intrinsèque de la peau utilisée (de la vachette, tannée Pull up : procédé qui donne un aspect patiné au cuir et le rend très doux au toucher) et l’absence de toute protection rigide (remplacées aux épaules et aux avant-bras par des éléments en mousse haute densité de chez SAS Tec). En ville, ce double choix fait merveille : le Flatbush passe pour un blouson casual tout en procurant un sentiment de sécurité (les protections sont bien couvrantes).

Sur le réseau secondaire, la proposition reste convaincante : certes, on sent de l’air s’engouffrer par l’encolure (réglable sur deux positions mais pas assez ajustée) mais, par temps chaud, cette aération impromptue (le blouson n’en compte pas d’autres) n’est pas désagréable. C’est passé les 120 km/h que le tableau se ternit : taillé assez large au niveau des bras, le Flatbush a tendance à gonfler sous l’effet du vent relatif : résultat, la fraîcheur se fait un peu plus ressentir et les protections donnent l’impression de flotter. Une doublure amovible aurait pu pallier cette lacune en assurant un surcroît d’épaisseur au blouson. Mais le Flatbush n’en dispose pas, ce qui, à son tarif officiel (399 €), est un peu difficile à justifier. Une belle finition, une découpe judicieuse au niveau du bas du dos et une bonne tenue des matériaux dans le temps s’attachent à compenser cette petite pingrerie, sans y parvenir totalement…

Verdict
Le nom Flatbush désigne un quartier en vogue de Brooklyn. Et c’est bien de cela qu’il s’agit : un beau blouson taillé pour les beaux quartiers et, à la rigueur, la campagne ensoleillée. Le positionnement est défendable. La finition et la qualité du cuir également. Mais la coupe au niveau des bras et du cou ainsi que le rapport prestation/prix, un peu moins.

Taille: du 46 au 58. Couche externe cuir de vachette. Protections CE SaS Tec® épaules et coudes, inserts pour protection dorsale (en option). Patte de réglage au col, à la taille et aux manches. Couleur : camel ou noir. Contact: www.revitsport.com

La poche intérieure gauche accueille sans souci un smartphone de taille moyenne, et le petit œillet favorise la remontée du casque audio jusqu’aux oreilles. / Les protections en mousse haute densité proviennent de chez SAS Tec, un équipementier allemand. Elles sont comparables à celles que propose l’anglais D3O. © Bruno Sellier
Le Flatbush est connectable aux pantalons REV’IT ! via cette fermeture Éclair, mais il est également possible de le solidariser à un simple jean muni d’une ceinture grâce à la petite boucle en nylon, juste en dessous. © Bruno Sellier

2 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Merci Thomas pour ce test longue durée fort intéressant.
    Mais quand donc les fabricants comprendront que ce genre de couleur tournera forcément au dégueulasse à la première rincée sérieuse ?
    Même en ne faisant que de la ville (oh, la honte) avec son roadster dernier cri on ne peut pas éviter la crasse de la route.
    Les fabricants qui choisissent ce genre de couleur font-ils réellement de la moto ? perso j’ai de gros doutes.
    Merci pour l’article.
    Harry

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  2. Bonjour Harry,

    Evidemment, sur un blouson de couleur claire, la saleté se remarque davantage mais pour ce qui est de la pluie, j’ai vu aussi des cuir sombres prendre rapidement un aspect un aspect délavé après quelques grosses rincées (la qualité du cuir et son traitement importent plus, je pense, que sa couleur). Ce blouson Rev It a pris quelques petites draches sans que son coloris en souffre. Mais il faut en convenir, il s’agit plus d’un « deuxième » blouson que d’un blouson à porter au quotidien. Personnellement, avec ce type de blouson, j’emporte toujours une petites surveste de pluie. En cas d’averse intempestive, ça permet de régler le problème vite et bien.

    Au plaisir

    Thomas

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