Moto Revue au Bol d’Or en Yamaha R7



« Redécoller pour un Bol d’Or, douze ans après mon dernier vol, vous rigolez les gars ? Ah bon, c’est au Paul-Ricard cette fois ? Ah, c’est tout
de même tentant… mais alors on s’en tient à 15 000 tr/min maxi et on se laisse planer comme ça, tranquille à fond, jusqu’à l’arrivée, OK ? »

La belle a parlé, et voilà comment tout a commencé : à l’époque, entre 1996 et 2001, j’œuvrais dans l’atelier de la célèbre enseigne Yamaha Alsacienne « Free Bike ». J’y officiais depuis 1996, année ou « j’écrabousillais » (sorte de mélange un brin surdosé d’une action « d’écrabouiller » et de « bousiller ») une FZR 600 R dans le non moins célèbre col de la Schlucht… Cotyle de bassin fissuré, carénage broyé, train avant rectifié, etc. Fin 1998, alors qu’il était question d’en terminer avec le traitement thérapeutique prescrit un an plus tôt (pour cause de violent choc émotionnel contracté suite à l’arrivée de l’YZF 1000 R1 première du nom), l’apparition divine de l’YZF 750 R7 OW02 faillit bien tout foutre par terre : re-choc, rechute et re-traitement. L’année 1999 fut aussi celle de la première YZF 600 R6 (genre d’époque bénite pour le sport moto) mais également l’année où je faisais connaissance avec les picotements acides et typiques d’un scaphoïde fracturé.

Ceci après que ma WR 400 F de supermotard décida de m’éduquer à l’art du pilotage par la face sombre… Guidon tordu, leviers brisés, roue avant voilée, plastiques râpés, etc. Bref, j’apprenais le métier… mais surtout dans l’atelier ! Parallèlement à mes penchants un peu spéciaux mêlant les boulons au bitume, les vidanges aux os brisés, une YZF R7 OW02 aux couleurs de mon employeur d’alors s’attaquait quant à elle aux plus emblématiques épreuves d’endurance : Bol d’Or, 24 Heures du Mans, 24 Heures de Spa… Et pour briller, elle brilla, la belle du team Free Bike Performance ! Ceci plusieurs années durant et jusqu’à sa dernière course en septembre 2003 à Magny-Cours (67e Bol d’Or), avec une deuxième place finale. Et alors que tous avaient délaissé les 750 cm3 Superbike au profit des 1000 Superproduction (moteur 1000 stock et partie-cycle Superbike) depuis 2002.

« Bon dieu, la R7 c’était quelque chose ! », me lançait, il y a trois ans en arrière, celui à qui appartient depuis plus de dix ans maintenant la fameuse « ex-R7 Free Bike ». « Bon dieu, la R7 c’est “encore’’ quelque chose ! », revendiquais-je après l’essai de la bête au cours de l’été 2012 à Dijon-Prenois. Sincèrement, le pilotage d’une Superbike 750 telle que la R7, c’est vraiment magique. Particulièrement rigide et moins sujette aux inerties moteur grâce à son « petit » et léger équipage mobile (vilebrequin court et bielles titane), la R7 est d’une précision redoutable en entrée de virage. Tranchante, elle cisèle sa trajectoire jusqu’au point de corde et s’extrait comme une flèche en sortie. Et pas besoin de béquilles électroniques puisque la combinaison « puissance/couple/motricité » est juste « idéale » !

Retrouvez la suite de cet article dans le Moto Revue n°4013 actuellement en kiosque !

Moto Revue au Bol d'Or en Yamaha R7

 

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