Vécu : on a testé les motos du FSBK !



Louis Bulle, Cédric Tangre, David Perret et Kenny Foray. Un point commun à ces quatre pilotes, ils ont tous brillé cette année en championnat de France Superbike ou Supersport. Autre similitude, ils roulent en Pirelli. Et c’est dans le cadre d’une journée de roulage organisée par le manufacturier au lendemain de la manche française du World Superbike à Magny-Cours que nous avons eu la chance d’essayer leur monture respective…

Premier et deuxième du championnat de France FSBK autant en Supersport qu’en Superbike, Pirelli a fait le carton plein cette année grâce à ses pilotes Louis Bulle et Cédric Tangre (Supersport) ainsi que David Perret et Kenny Foray (Superbike). Elle nous a aussi permis d’essayer leur moto sur le prestigieux circuit de Magny-Cours, moins de 24 heures après le passage des Superbike du championnat du monde. Et, une fois n’est pas coutume, ce n’est pas le très pointu et performant essayeur maison Bertrand Gold qui en a profité, mais votre bien plus modeste rédacteur web. Autant dire que l’idée n’était pas de mettre en défaut le châssis de la S 1000 RR championne de France, mais plutôt d’en prendre plein la vue.

La journée n’a pourtant pas commencé sous les meilleurs auspices avec une pluie fine caractéristique de la Nièvre au mois d’octobre et qui ne semblait jamais vouloir s’arrêter. Histoire de ne pas faire un refus d’obstacle (et pour coller aux basques d’un courageux confrère), je décide tout de même de prendre la piste en fin de matinée en pneu pluie, une première pour moi. Après plus d’un an sans avoir mis une roue sur un circuit, et sous les avertissements de Kenny Foray concernant le niveau de grip quasi inexistant de la piste nivernaise sous la pluie, ce n’est pas sans appréhension que je grimpe sur la Suzuki GSX-R 600 de Cédric Tangre qui venait de terminer 16e de la course de mondial Supersport la veille.

Et force est de reconnaître que la Suzuki n’a pas grand chose à voir avec le modèle de série que j’ai eu l’occasion d’essayer par le passé. Le moteur est plein, rageur, avec un bruit tout simplement jouissif. Une machine évidemment très agile et parfaite pour un pilote amateur qui aura l’impression de « réussir à en tirer quelque chose ». Un constat similaire lorsque je passe sur la Yamaha de Louis Bulle à ceci près que la R6 manque énormément de puissance en bas du compte tour. Elle doit être constamment maintenu dans les tours sous peine de ne jamais ressortir des virages. Deux roulages qui me permettent aussi de prendre mes marques avec la boite inversée, non sans les quelques frayeurs de rigueurs, autant qu’avec les shifters ultra-efficace à la montée comme à la descente des rapports.

15h, la piste sèche enfin. Je me décide donc à grimper sur la Yamaha R1 de David Perret chaussée de pneus slicks (là encore, une première pour moi). Sympa, l’Angevin me met une cartographie « pluie » pour brider la bête et me rassurer. De quoi sortir de la voie des stands un peu plus sereinement. Et là, le plaisir est immédiat. Même pour un novice, la R1 apparaît immédiatement aussi vive qu’ultra-saine et facile à emmener. On se prend très vite pour un pilote. Et que dire du moteur à calage Crossplane qui délivre des sensations tout simplement fantastiques. Vient alors le moment de passer sur la BMW championne de France, accompagnée de son ingénieur et son mécanicien. Une machine tout aussi impressionnante et peut-être un peu plus difficile à emmener. Un sentiment qu’il faut bien évidemment relativiser selon le niveau du pilote, la performance de Kenny Foray cette saison ayant bien démontré l’efficacité de la partie cycle allemande. L’occasion également de jeter un œil au chrono affiché sur le tableau de bord (ne comptez pas sur moi pour vous le livrer, il me reste un peu d’égo) et surtout de se faire « débriefer » comme un pro. Ouverture des gaz, inclinaison de la moto, déclenchement du traction control… Les courbes s’emmêlent et j’ai droit à un vrai compte rendu de ma très modeste performance. Qu’importe le plaisir, lui, était bien au rendez-vous.

Pirelli organise chaque année ses fameux Pirelli Days un peu partout en France qui permettent de venir rouler sur circuit à des tarifs abordables. Seule obligation : être équipé de Pirelli. Des roulages à reserver sur leur partenaire www.box23.fr.

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