MotoGP Aragon : les réactions des pilotes



Voici les principales déclarations des pilotes après le Grand Prix d’Aragon remporté par Marc Marquez.

Marc Márquez : « C’est important de se rendre au Japon avec ce léger avantage. Au départ, je ne me sentais pas forcément très bien. J’essayais de comprendre ce qu’il passait, mais le feeling ne venait pas. À un moment, je me suis dit que j’allais tout de même attaquer, j’ai voulu passer Valentino et je suis allé large. J’ai perdu un peu de terrain, ce qui rend les choses encore plus stressantes. Quand je suis revenu au contact de Jorge, j’ai compris qu’il était temps d’attaquer et de conserver ce rythme car je voyais que Dani revenait derrière. Je n’étais pas très l’aise, mais d’un autre côté je voulais tellement cette victoire à domicile. J’ai pris beaucoup de risques, mais j’étais parti avec l’idée de gagner et de bien finir la journée. C’est important car au Championnat nous disposons désormais de 16 points d’avance sur Andrea et 28 sur Maverick. C’est mieux d’avoir cette avance que de ne pas en avoir. Par ailleurs, nous avons été sur le podium dans toutes les conditions depuis Montmeló, excepté à Silverstone. Nous allons tenter de rester concentrer lors des prochaines courses. Motegi est un circuit sur lequel j’éprouvais quelques difficultés par le passé, mais depuis l’année dernière je m’y sens vraiment bien. Nous verrons bien cette année, c’est un peu un point d’interrogation. En Autriche, nous nous attendions à avoir du mal. À l’inverse, sur ce tracé d’Aragón, nous étions un peu moins bien que prévu malgré cette victoire. Aucune erreur n’est permise, mais il faut aussi savoir prendre des risques. Si je n’en avais pas pris aujourd’hui, j’aurais terminé troisième. »

Dani Pedrosa : « Je pense que nous pouvons être contents car au final nous avons réalisé un bon week-end. Nous étions là tout le week-end, ce qui est très positif. Le ‘pire’ fut peut-être les qualifications, mais à part ça cette année nous avons été très compétitifs sur ce tracé. Je n’ai pas pu gagner de positions au premier virage, il y avait tous ces pilotes autour de moi et je me suis retrouvé derrière Maverick. J’avais choisi un pneu arrière médium car je me sentais plus à l’aise avec, mais je savais que j’allais devoir gérer un peu. J’essayais de contrôler, je ne savais pas quelle tournure la course allait prendre. J’ai ensuite essayé de passer Maverick, mais il était plus rapide que moi en ligne droite et dans certains virages. Il ne commettait aucun écart, j’ai donc dû forcer pour le doubler et puis j’ai commencé à remonter. Je me suis alors rendu compte que mon rythme était bien plus élevé. J’étais un peu à la limite avec l’avant, mais le pneu dur était trop dur pour moi […] C’est toujours positif de pouvoir passer d’autres pilotes. Avec Valentino, nous sommes passés près du contact… Je ne peux pas juger ce qu’il a réellement vu. Au départ, je n’étais pas dans son champ de vision, mais une fois à sa hauteur. Nous étions côte à côte à 300 km/h, heureusement j’avais la vitesse pour prendre l’aspiration et me sortir de cette situation. Notre objectif était ici d’être sur le podium et de nous battre pour la victoire. »

Jorge Lorenzo : « Je préfère ce podium à celui de Jerez, car nous étions cette fois bien plus proche de la victoire. C’est dommage de manquer la victoire, quand on mène autant de tours. Mais nous progressons et c’est le plus important, surtout de mon côté. L’équipe me donne de petits détails qui me facilitent la tâche. Aragón n’était pas forcément un tracé qui convenait à notre moto, en revanche Motegi le sera. J’essaierai donc de me battre de nouveau pour la victoire. Avec le pneu medium ou dur, nous n’aurions dans tous les cas pas eu le même niveau d’adhérence. Nous savions que nous aurions plus de mal dans les derniers tours et c’est ce qu’il s’est exactement passé. C’était difficile de rester en 1’49 et de suivre le rythme des Honda. J’essayais de préserver un maximum mon pneu, tout en restant proche de Dani. Quoi qu’il en soit, c’est un joli podium et la victoire était vraiment proche. »

Maverick Viñales : « Le pneu dur ne fonctionnait pas trop avec nous, tout particulièrement dans les premiers tours. Mais la situation s’est améliorée par la suite, pas tellement en termes d’adhérence à proprement parler, mais ça allait mieux tour après tour. Ça ne fut pas suffisant néanmoins. Jonas, qui utilisait un pneu médium avec la Yamaha, a confié n’avoir eu aucun grip. C’était donc très difficile de comprendre, quel était le pneu le plus adapté pour nous. Lors de autres épreuves, le choix était assez clair, car nous avions été en mesure de faire plein de tours avec les différentes combinaisons. Nous savions donc exactement quelle direction prendre, mais sur cette piste c’était très compliqué. J’ai opté pour les mêmes pneus que mes adversaires. Normalement Valentino a toujours un bon feeling avec les pneus durs, ce qui lui permet d’attaquer. Pour les prochains rendez-vous, nous devrons travailler encore plus dur dès le vendredi. C’est important de poursuivre nos efforts et de rester motivés. Même si ça ne sera pas évident, nous irons au Japon avec la volonté dz progresser et d’être plus forts. »

Valentino Rossi : « Je suis à la fois fier et heureux, car il y a une semaine, je ne savais pas si j’allais être en mesure de courir. Mais nous avons bien travaillé et nous avons fait le bon choix. Nous avons également également pris quelques risques. Je ne voulais pas manquer une autre course, car plus vous êtes absent, plus cela prend du temps de retrouver son niveau. Le bilan du week-end est plutôt bon. Je me sentais à l’aise sur la moto. J’avais évidemment quelques douleurs, mais j’ai pu rouler convenablement. D’être parvenu à se qualifier en première ligne samedi était déjà excellent, mais je savais que la course allait être plus délicate. J’ai malgré tout pris un départ correct et j’ai pu me battre pour la victoire face à Lorenzo et Márquez. Passé la mi-course, je savais que j’allais souffrir davantage et fatiguer, mais ce fut une bonne bagarre. Sincèrement, je ne m’attendais pas à terminer dans le Top 5. Nous avons désormais deux semaines devant nous pour travailler et arriver à Motegi en pleine forme. Je ne serai peut-être pas à 100 %, mais je serai dans de meilleures dispositions. »

Andrea Dovizioso : « La course fut compliquée à l’image de mon week-end. Au départ, j’ai essayé de rester au sein du groupe de tête ; malheureusement je n’avais pas tant de cartes à jouer. Le fait de n’avoir pas beaucoup tourné vendredi compliquait forcément la situation, car nous savions que la piste ne nous convenait pas, que nous aurions besoin de plus de temps de roulage. Je ne pense pas que notre choix du pneu arrière soft était une erreur. Selon moi, la chute de performance sur la fin était liée à d’autres facteurs. Je perdais beaucoup dans certains secteurs du tracé. C’est dommage pour cette septième place, mais étant donné les conditions, c’est ce que nous pouvions faire de mieux. Un certain nombre de points restent à distribuer sur les quatre courses restantes, nous allons donc essayer et faire au mieux à la prochaine opportunité. »

Johann Zarco : « Je pensais être un peu plus fort en course chaussé des pneus usés. On a progressé par rapport aux essais, mais les autres aussi… J’ai pris un assez bon départ, mais le premier tour a été mouvementé. C’est toujours compliqué de figurer au milieu du peloton. J’ai failli tomber, j’ai perdu des positions… J’avais choisi le pneu tendre à l’avant comme à l’arrière, je ne le regrette pas. J’ai d’ailleurs fait de bons chronos en fin de course. J’avais un bon feeling bien qu’un peu à la limite avec l’avant. Quand le groupe a doublé Kallio, je n’ai pas réussi à leur emboîter le pas. C’est là que j’ai perdu toute chance de terminer plus haut dans le classement. Il nous aurait certainement fallu un peu plus de temps aux essais pour améliorer l’équilibre général de la moto. Il faudra analyser tout ça pour comprendre ce qui nous a manqué. Cette course restera quoi qu’il en soit une bonne expérience. Je ne finis qu’à treize secondes du vainqueur. Crutchlow étant tombé, je fais par ailleurs une bonne opération au Championnat. On va maintenant pouvoir préparer au mieux la tournée outremer. Je suis en forme et j’ai quinze jours devant moi pour me reposer et m’entraîner avant d’enchaîner ces trois courses au Japon, en Australie et en Malaisie. Ce sont des circuits où j’ai déjà roulé en MotoGP™, ça sera intéressant d’y mesurer mes progrès. »

Loris Baz : « La course s’est avérée délicate du premier au dernier tour. Je pensais pourtant tirer mon épingle du jeu peu après le départ. Je figurais dans le groupe qui m’aurait permis de jouer une place dans le Top 10 et je me sentais plutôt à l’aise. Malheureusement, à partir du troisième tour, alors que mes adversaires imprimaient leur rythme, je n’arrivais plus à suivre, la moto bougeait beaucoup. En entrée de courbe, l’arrière avait tendance à pousser l’avant, tandis qu’en sortie, la roue patinait. J’ai tout donné pour ne pas chuter. J’ai tenté de rester au contact de ceux qui me dépassaient, en vain. Je dresse un bilan mitigé de ce week-end, car toutes les solutions que nous avons envisagées n’ont pas porté leurs fruits. Le warm-up ayant eu lieu un peu plus tard, cela aurait pu nous aider, mais nous ne sommes pas parvenus à composer avec nos problèmes. Nous verrons ce dont nous serons capables au Japon. Motegi est un tracé qui s’apparente à celui de Spielberg. Il devrait donc convenir davantage à la Ducati. »

9 Commentaires - Ecrire un commentaire

    1. C’est vrai que ses commentaires se résument souvent à « on a merdé sur cette course, mais sur la fin on a trouvé des solutions pour que ça aille mieux lors de la prochaine ». Et bis repetita placent…

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  1. Dans la deuxième partie de sa réaction, Marc MARQUEZ n’arrête pas de parler avec des « nous » ceci, « nous » cela.
    C’est plus que pénible à lire.
    Comme disait Docteur Fatalis, ou je ne sais plus qui sur le forum, ils sont combien au juste sur la bécane ?

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  2. Ciao Harry, en même temps il n’est rien sans son team. Donc les associer à ses victoires ou ses échecs, why not ?
    Cf Baz, qui en « moins que rien » même avec son team, c’est Tonton Harry qui le dit plus haut !

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    1. Bonjour the13duke,

      OK pour Marquez, c’est une façon de voir les choses mais bon j’accepte.
      M’appeler Tonton Harry alors là, mais alors là c’est méchant (rires) … va te cacher, vilain, pas beau !!
      Plus sérieusement, mon commentaire sur les mécaniciens de Loris Baz n’était pas à double sens sur les résultats du pilote (oui, je sais, j’ai été méchant avec lui la dernière fois mais j’ai regretté ensuite, Norton66 m’a pardonné, lui).
      Si sa bécane présentait des comportements bizarres en course, comme le dit Loris, c’est que la bécane était mal réglée … ou j’ai pas compris quelque chose.
      Déjà que c’est pas facile pour lui alors si les mécanos s’y mettent …
      Sans rancune.
      Harry

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  3. Faut pas être surpris par le fait que Baz soit dégagé par son team. Pas ou peu de résultats, avec cependant une GP15 plus connue comme étant un tréteau qu’un pur sang, il est vrai.
    Dommage, vrai, mais inéluctable.
    Le remplacer par Simeon relève plus du mauvais gag que de la course.
    Il doit rapporter des valises de $$$ sans doute …
    Regarder le palmares de Simeon et … dormir !!!

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  4. Il repart en WSBK, chez Ten Kate …
    Good team, bad bike …
    Pas sûr que ce soit la meilleure option ou opportunité, ni même une vraie bonne solution .
    J’espère que ce sera plus Bazooka que Baz tout court …

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