MotoGP Phillip Island : photos & réactions



Voici les principales déclarations des pilotes après le Grand Prix d’Australie remporté par Marc Marquez et les plus beaux clichés de notre photographe-reporter sur le circuit de Phillip Island.

Marc Marquez : « Au départ j’étais assez calme. Mais après seulement deux tours, il y a eu un premier contact avec Johann. Dès lors j’ai compris que la course allait être compliquée : nous étions un gros groupe comme en Moto3, j’allais devoir attaquer au risque de me faire déborder de toutes parts […] Ils étaient agressifs avec moi, mais je l’étais également avec eux et puis c’est la course ! J’ai d’ailleurs des traces de contact un peu partout sur ma moto et ma combinaison. J’essayais aussi de faire attention car un résultat blanc aurait eu des conséquences désastreuses. Mais je savais déjà avant la course que cette journée allait être importante, car Andrea était un peu plus en retrait depuis ce week-end et à l’inverse, moi je me sentais très bien. Nous nous étions réunis en amont avec mon équipe. Ils m’ont demandé si je voulais savoir durant le GP où était Andrea. Je leur ai répondu que non ! Mais à la mi-course, j’ai commencé à me poser la question. J’essayais parfois de jeter un coup d’œil derrière. À un moment donné, en sortant du virage 4, je l’ai aperçu dans la courbe 3. Dès lors j’essayais de gérer l’écart avec lui, tout en contrôlant mes adversaires directs. Et puis à huit tours de l’arrivée, je me suis dit que le moment était venu de produire l’effort pour creuser un petit écart et rendre ma fin de course un peu plus simple. Je suis content de cette victoire, mais ces 33 points d’avance me rendent encore plus heureux. L’avantage est assez conséquent désormais, nous pouvons un peu souffler. Il faudra voir en Malaisie quelles sont les différentes options. Mais nous devrons continuer de marquer des points et rester calmes car j’ai pris suffisamment de risques cette saison. »

Valentino Rossi : « Ils sont tous très agressifs, mais vous devez vous montrer plus stupide qu’eux, plus agressif. La lutte avec Zarco, Iannone, Márquez et Viñales était géniale. J’ai donné le maximum pour terminer sur le podium. C’est ainsi, surtout à cette période de la saison. Le niveau d’agressivité augmente tout comme les contacts, en particulier avec l’arrivée de pilotes du Moto2. Zarco est très très agressif. On peut s’énerver, mais ça ne change pas grand-chose. C’est le jeu. C’est un peu dangereux, mais si vous voulez y participer vous devez vous plier aux règles, sinon il faut rester chez soi. Ce fut une bonne course et j’ai beaucoup apprécié, car j’étais compétitif. Je me suis retrouvé face à Zarco et Iannone qui sont peut-être les pires pilotes contre lesquels se battre. Je me suis souvenu de l’édition 2015 lorsque Iannone m’avait doublé dans le dernier tour. J’ai donc donné le meilleur de moi-même. J’ai fait le bon choix de pneus et je crois que j’avais le rythme pour suivre Márquez, mais Iannone m’a rejoint et il s’est échappé. Il aurait été difficile de gagner. Ce résultat me réjouit d’autant plus après une période difficile avec ma blessure à la jambe. C’est important pour Yamaha et pour toute l’équipe. »

Johann Zarco : « Ce fut une course incroyable aujourd’hui en Australie et je suis ravi de m’être battu pour la victoire. Márquez s’est échappé à la fin, mais j’ai réussi à mener le Grand Prix. Après un départ délicat durant lequel j’ai dû couper les gaz pour éviter un contact, je me suis vu repoussé au classement. Cependant, j’étais rapide et j’ai pu doubler de nombreux pilotes. C’est un sentiment génial. J’ai connu quelques épisodes en piste que je ne pensais jamais pouvoir vivre de ma vie. C’est donc bien d’avoir acquis cette expérience. J’ai pu évaluer mes adversaires et voir à quel point ils étaient rapides. Au tour final, j’étais troisième et j’ai essayé de passer second en tentant un dépassement sur Rossi dans le dernier virage à l’accélération. J’ai changé ma trajectoire et, au lieu de terminer deuxième, je finis quatrième. C’est dommage de manquer le podium, mais j’ai besoin de savourer ce dont nous avons été capables aujourd’hui. »

Cal Crutchlow : « Je me suis senti plutôt à l’aise en course mais après seulement cinq ou six tours le groupe de tête avait déjà créé un petit écart. J’ai donc dû attaquer et pas mal solliciter mon pneu arrière à ce moment de la course pour essayer de revenir sur eux. Je pense que cette cinquième place n’est pas un si mauvais résultat au final, d’autant plus que j’ai connu un gros highside au warm-up dans le virage 6. J’avais des douleurs un peu partout, je redoutais vraiment de ne pas être en mesure de courir. J’ai tout donné, mais je suis aussi un peu déçu de n’avoir pas pu répéter ma prestation de la saison passée. Peut-être que nous aurions pu y parvenir avec un meilleur week-end. Mais le public a pu assister à un très joli spectacle aujourd’hui je pense. »

Andrea Iannone : « Je suis bien sûr très content de cette course. Ça change les choses, lorsqu’on a la possibilité de se battre devant ! Mon style de pilotage convenait plutôt bien à ce tracé et je n’ai rien lâché, j’ai tout donné à chaque tour. Je pense que ce résultat est très important pour nous, même si de toute évidence j’aurais préféré figurer sur le podium car je me suis battu pour ça tout au long de l’épreuve. Mais dans les trois derniers tours ma moto commençait vraiment à patiner, la situation était devenue difficile à contrôler et dans le dernier virage Cal m’a passé. Mes pneus étaient alors totalement usés. »

Jack Miller : « C’était génial de mener la course ici à Phillip Island, mais peut-être qu’en attaquant d’emblée si fort j’ai compromis la suite. J’ai dû en effet changer de programmation moteur, mon pneu s’était dégradé. J’aurais bien aimé pouvoir attaquer un peu plus à la fin, mais globalement nous avons fait un bon week-end compte tenu de ma blessure. Cinquième sur la grille et septième sous le drapeau à damier devant mon public, je suis content du résultat. »

Andrea Dovizioso : « J’ai réalisé que la vitesse n’était pas celle qu’on aurait souhaité. Notre moto possède toujours certaines limites sur ce genre de circuits qui tournent beaucoup. Nous avons amélioré d’autres points, c’est d’ailleurs ce qui nous a permis de nous battre au Championnat, mais pas celui-ci […] Peut-être que j’aurais pu faire de meilleur chrono sur les 15 premiers tours avec un pneu soft, mais mon pneu médium était totalement terminé sur la fin, ajoutait par ailleurs le natif de Forlipopoli. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons dû ralentir la cadence avec Dani et que Scott nous a rattrapés. Il avait une meilleure traction, j’ai essayé de résister mais dans le dernier virage j’étais vraiment trop lent et j’ai perdu deux positions. C’est vraiment dommage pour le classement général, car nous perdons énormément de points. Nous sommes désormais assez loin, alors que seulement deux courses restent à disputer. Mais il faut rester positif, d’autant plus que tout peut arriver. Nous serons donc prêts à nous battre en Malaisie. »

Loris Baz : « C’était une course compliquée. J’ai malgré tout réussi à prendre un bon départ. Je figurais dans un groupe composé notamment d’Abraham ou encore de Lorenzo. Redding m’a poussé hors de la trajectoire à deux reprises. Contrairement à lui, je ne suis pas arrivé à refaire la jonction sur le peloton. Nous avons vraiment souffert d’un manque de grip, les pneus se sont vite usés. Je pense néanmoins que nous n’avions pas les bons réglages. C’est dommage, car Phillip Island est un tracé que j’apprécie particulièrement et sur lequel je suis habituellement rapide. Au warm-up, nous avons trouvé quelques solutions sur piste humide. Ce n’est pas encore parfait, mais nous sommes sur la bonne voie. Nous essaierons de faire mieux à Sepang. Ce n’est pas mon circuit préféré du calendrier, mais nous y avons disputé une bonne course l’an dernier avec la Ducati, malgré des conditions difficiles. Nous verrons si la moto fonctionne aussitôt. Toujours est-il que je ferai tout pour tirer mon épingle du jeu. »

MotoGP Phillip Island © Jean-Aignan Museau
Jack Miller, MotoGP Phillip Island © Jean-Aignan Museau
MotoGP Phillip Island © Jean-Aignan Museau
Valentino Rossi & Johann Zarco, MotoGP Phillip Island © Jean-Aignan Museau
MotoGP Phillip Island © Jean-Aignan Museau
Maverick Viñales, MotoGP Phillip Island © Jean-Aignan Museau
Marc Marquez, MotoGP Phillip Island © Jean-Aignan Museau

2 Commentaires - Ecrire un commentaire

    1. Pas certain , les manufacturiers en profiteraient pour sortir des
      pneus plus performants…et donc moins endurants…
      De plus il me semble que le règlement GP prévoit une distance
      minimum pour chaque catégorie…à vérifier ! ^^

      Répondre

Ecrire un commentaire