MotoGP Sepang : photos & réactions



Voici les principales déclarations des pilotes après le Grand Prix de Malaisie remporté par Andrea Dovizioso et les plus beaux clichés de notre photographe-reporter sur le circuit de Sepang.

Andrea Dovizioso : « Nous ne pouvons pas en faire davantage. Nous avons réalisé un week-end parfait en étant rapides, peu importe les conditions. Nous avons nettement progressé sur le sec et nous savions déjà que la moto fonctionnait bien sur le mouillé. Probablement en raison de la gomme sur la piste, le niveau de grip était très bas sur les premiers tours. Cela m’a donc pris du temps pour retrouver le même feeling qu’aux essais. Personne ne m’a repoussé au classement, j’ai donc pu analyser mes points forts comme mes points faibles tout en remontant sur Jorge, lequel était très rapide. J’ai dû me concentrer pour en venir à bout. Je n’ai pas pu vraiment regarder les écrans et je ne savais pas le retard que Marquez accusait sur Zarco. Mais après avoir passé Lorenzo, j’ai vu sur son pitboard que Zarco était troisième. Nous devons essayer de gagner à Valence. Personne ne nous attendait là et nous devons en tirer le côté positif. Mais cette année, tout peut arriver, on ne sait jamais… Nous étions détendus en nous rendant ici et nous le serons également à Valence. »

Jorge Lorenzo : « J’ai pris un bon départ mais Marc s’est montré assez agressif au premier virage. Du coup j’ai dû redresser la moto. Néanmoins je me sentais à l’aise, tout particulièrement au freinage, ce qui m’a permis de revenir sur Johann, même s’il attaquait fort. Et puis je me suis emparé des commandes. Je restais toutefois concentré, j’essayais de conserver mon rythme sans trop taper dans mon pneu arrière… Mais après quelques tours je me suis retrouvé en difficulté avec l’avant. Je me suis fait quelques frayeurs et notamment au virage 15 où j’ai manqué de chuter. C’est à ce moment-là que Andrea m’a doublé. J’essayais d’être prudent au freinage pour pas qu’un drame arrive. Car dans cette situation, il y a toujours un risque d’accrochage ! Je savais déjà quel comportement adopter dans cette situation. Je savais que le titre mondial était important, que si Marc tombait, que s’il terminait quatrième ou cinquième… Oui, je voulais gagner et attaquer jusqu’au bout mais le pneu avant montrait des signes de faiblesses grandissants. Lorsque la pluie s’est accentuée dans le dernier tour, j’ai vu qu’Andrea avait ralenti… Mais au point de tenter quelque chose ? Non, il y aurait eu 90% de chances de tomber ! »

Johann Zarco : « J’étais quelque peu inquiet quand j’ai vu la pluie car dans ces conditions vendredi, je n’avais pas été très rapide. Mais j’ai pris un bon départ, à l’image de Jorge et comme Marc a freiné un peu tard, les deux ont écarté. Moi j’étais à l’intérieur, du coup je me suis retrouvé à mener la course. Même si je n’étais pas aussi rapide que les chronos réalisés vendredi, c’était suffisant pour rester devant et maintenir un léger avantage […] Quand ils m’ont doublé, je pensais rester avec eux, mais ils ont commencé à me distancer. Je perdais surtout à l’accélération. Mais je ne crois pas que ça soit lié au pneu arrière. En choisissant l’option la plus tendre, j’ai pu mener l’épreuve lorsque les conditions étaient les pires et au final décrocher un podium. J’étais concentré pour ne pas commettre d’erreur et à un moment Marc s’est un peu rapproché. Mais j’ai pu réattaquer dans la foulée et trouver un bon rythme. Je finis troisième, je suis si content d’empocher ce second podium et d’avoir débuté la course avec la victoire en tête. L’objectif en début de saison était de terminer meilleur rookie et je savais que Jonas allait être un gros candidat, tout comme Álex. Mais je me suis rapidement retrouvé en bagarre pour la place de meilleur indépendant. Donc même si le titre de meilleur rookie était déjà acquis, il restait encore ce trophée premier pilote indépendant à aller chercher. Je suis content de l’avoir décroché avant même d’aller à Valence. Nous avons beaucoup grandi durant toute cette saison avec mon équipe. »

Marc Marquez : « Nous avons connu des conditions délicates sur une piste glissante et humide. Et quand vous vous battez pour le Championnat… Habituellement, je suis bon dans ces conditions, mais cela s’est avéré compliqué. Il était important de rallier l’arrivée, c’était l’objectif. J’ai poussé pour essayer d’avoir un bon feeling. Mais j’ai vite réalisé que les deux Ducati étaient très rapides et que c’était risqué de tenter un dépassement sur Zarco. Je me suis donc dit que cela ne faisait que peu de différence de compter 24 ou 21 points d’avance en arrivant à Valence. Très franchement, lorsque vous êtes pilote dans une équipe, vous êtes un professionnel. Vous êtes conscients de ce que vous devez faire dans chaque situation. Je ne sais pas s’il y a eu des directives ou non, mais Lorenzo a compris ce qu’il avait besoin de faire. L’attente sera interminable jusqu’à Valence, mais nous essaierons de nous détendre et de bien nous préparer. J’ai déjà la boule au ventre. En 2013, la situation était similaire, voire plus difficile. Je pense donc pouvoir la gérer. Mais on ne sait jamais. Vous devez garder le même état d’esprit en vous montrant incisif dès le début. »

Dani Pedrosa : « Sur piste mouillée, nous n’avions pas grands espoirs au vu des essais libres de vendredi. Nous nous attendions à finir dernier comme à Misano ! Je pense que cette cinquième place représente une avancée positive. Nous avons réussi à faire les bons choix. Avant tout, nous avons changé de moto dans ces conditions, je n’avais jamais piloté celle-ci auparavant. Nous avions également opté pour des pneus tendres, car ce sont ceux qui me procuraient le plus de grip dans les virages. Le seul problème était de les maintenir à bonne température sinon la roue se mettait à patiner et c’était un point pas forcément facile à gérer avec les deux longues lignes droites. Je perdais pas mal de temps à cet endroit, mais je pouvais mieux négocier les courbes. C’est ce qui m’a convaincu de faire ce choix. Au final nous terminons cinquième, ce qui est bien mais d’un autre côté nos étions persuadés d’inscrire un bon résultat sur le sec et fatalité, il s’est mis à pleuvoir juste avant la course ! Les trois courses disputées en outre-mer ont été très difficiles, je n’ai d’ailleurs inscrit pas beaucoup de points. Je suis donc impatient de me rendre à Valence pour achever la saison sur une bonne course. »

Valentino Rossi : « Nous jouons un peu de malchance avec la météo car je pense que sur le sec nous aurions pu être compétitifs. Nous avions besoin de réaliser une bonne course car nous étions sur le podium à Phillip Island et nous souhaitions confirmer. Malheureusement il s’est mis à pleuvoir et nous n’étions pas suffisamment compétitifs sur le mouillé. Nous avons rencontré pas mal de soucis, j’avais du mal. Pendant les trois quarts de la course, j’étais assez lent, ce qui est très frustrant. Nous devons comprendre ce qu’il s’est passé pour essayer d’améliorer. »

Maverick Viñales : « Nous avions fait de jolis progrès sur le mouillé à Phillip Island, ainsi qu’en FP2 ce week-end. Je me sentais vraiment à l’aise, nous avions signé le quatrième temps et nous étions plutôt réguliers. Mais en course, le feeling n’était plus du tout le même. J’avais l’impression de perdre l’arrière à chaque virage, c’était vraiment difficile de trouver le rythme et de gagner en confiance. »

Loris Baz : « Dans le tour de mise en place, j’ai immédiatement remarqué qu’il n’y allait pas y avoir de miracle. J’ai manqué de tomber à plusieurs reprises. Sur la grille, nous avons donc décidé de chausser la moto du pneu le plus soft, tout en sachant que la course s’annonçait difficile. On a pris le risque : je préférais m’amuser en remontant au classement plutôt que de souffrir sur la distance de l’épreuve. Cela a bien fonctionné. J’ai réalisé un bon départ et j’ai pu gagner 11 places au premier tour. J’ai pu me battre face à Rossi, c’était sympa. Au fur et à mesure, je commençais à perdre un peu de grip sur le flanc droit. J’ai un peu trop forcé sur l’avant et j’ai élargi la trajectoire. J’ai rétrogradé une vitesse pour éviter de tirer tout droit, mais en insistant, j’ai chuté. Je préfère terminer ainsi après m’être amusé que de figurer dernier. J’ai pu rivaliser face à Rossi à coup de carénages, j’ai pris du plaisir. Le bilan de la tournée est mitigé, car on a vu que tout le monde avait progressé tandis que c’est plus délicat nous concernant. Nous avons fait une bonne prestation à Motegi et nous avons fait un début de course très correct à Sepang. Nous essaierons d’inscrire des points à Valence pour conclure mes années en MotoGP du mieux possible. »

Johann Zarco, MotoGP Sepang © Jean-Aignan Museau
Andrea Dovizioso & Marc Marquez, MotoGP Sepang © Jean-Aignan Museau
Alvaro Bautista, MotoGP Sepang © Jean-Aignan Museau
Dani Pedrosa, MotoGP Sepang © Jean-Aignan Museau
Jorge Lorenzo & Marc Marquez, MotoGP Sepang © Jean-Aignan Museau
Danilo Petrucci, MotoGP Sepang © Jean-Aignan Museau
Dani Pedrosa, MotoGP Sepang © Jean-Aignan Museau
Maverick Viñales, MotoGP Sepang © Jean-Aignan Museau
Valentino Rossi, MotoGP Sepang © Jean-Aignan Museau
Andrea Dovizioso, MotoGP Sepang © Jean-Aignan Museau
Andrea Dovizioso & Jorge Lorenzo, MotoGP Sepang © Jean-Aignan Museau
Jorge Lorenzo & Andrea Dovizioso, MotoGP Sepang © Jean-Aignan Museau
Johann Zarco, MotoGP Sepang © Jean-Aignan Museau
Andrea Dovizioso, MotoGP Sepang © Jean-Aignan Museau

6 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. on a pas de déclaration de ouin-ouin rossi ?? mdrrrrrrrr ! (^_^)
    yamaha a besoin d’un grand pilote, un bon metteur au point d’expérience
    qui saura parler aux ingénieurs. pour les guider dans leurs choix techniques.
    De toute évidence, il n’en ont pas.

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    1. Dr Fatalis, Lin Jarvis te cherche partout , il t’as besoin pour mettre au point cette Yamaha 2017, Appelle rapidement sinon il vas reprendre encore deux grands pilotes a ta place…

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  2. Non, ça m’étonnerait qu’il me cherche, ce bouffon de jarvis. Par contre, il devrait sérieusement chercher un grand metteur un point, qui sait rentrer aux stands quand il le faut, qui sait choisir les bons pneus, et qui sait expliquer aux ingénieurs le comportement de la moto. Pour l’instant, il n’en a pas. rossi a multiplié les erreurs cette année.
    Il n’a jamais été autant aux fraises qu’en 2017.

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  3. Comme si les problèmes de 2017 de Yamaha n étaient pas connu en 2016 c’est la suite logique de leurs saison moyenne de l année dernière. . Yamaha n arrive à rien les pilotes sont peut être responsables mais pas !

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