Test : MotoGP 17



Un an après la sortie de « Valentino Rossi the Game », le studio italien Milestone nous offre un retour dans les paddocks pour vivre la saison 2017 dans la peau des pilotes officiels. Alors, retour précipité pour coller au calendrier ou vraie bonne évolution ?

Les petits gars de chez Milestone nous offre la possibilité de poser nos fesses sur des machines de GP par écrans interposés depuis 2007 avec des jeux de qualité certes, mais qui n’ont jamais été vus comme des références en la matière. Après un épisode-hommage intéressant dédié à la star italienne l’année dernière, la licence MotoGP nous revient donc avec son lot d’évolutions et de sérieux arguments. Au niveau des graphismes tout d’abord. De vrais progrès ont été fait sur ce point avec des circuits plus riches en détails et en animations. Le duo machine-pilote profite également d’une modélisation aboutie avec notamment des mouvements corporels plus naturels et ce jusque dans la chute. Les pilotes ont des styles bien distincts : ils sortent parfois la jambe au freinage, certains garde le haut du corps bien dans l’axe quand d’autres déhanchent exagérément. Surtout, ils ne ressemble plus à des bouts bois tout raides lorsqu’ils partent en highside ou font des tonneaux dans les graviers.

Un vrai plus pour le réalisme. Et la conduite dans tout ça ? Et bien les sensations sont au rendez vous et le réalisme encore une fois bien présent. L’impression de vitesse est très bonne (surtout quand on saute d’une Moto3 à une MotoGP) et le pilotage gratifiant. Plutôt facile lorsque toutes les aides sont activées, il devient carrément jouissif avec une M1 ou autre Desmocedici sans aucunes d’entre elles. L’avant décroche au freinage, se cabre à l’accel, l’arrière dérive et nous envoie dans les airs à la moindre pression trop généreuse sur la gâchette. Enchainer un tour parfait dans ses conditions demande rigueur et concentration sous peine de voir son avatar jouer les Mamola, les 2 pieds à côté de sa machine. Et si il vous prend l’envie de rouler sous la pluie… Pour autant, et c’est là son plus point fort, le jeu ne vous demandera pas des heures et des heures de pratiques pour arriver à vous faire plaisir au guidon des machines les plus puissantes. L’IA quant à elle souffle le chaud et le froid, comme dans les précédents opus de Milestone. Loin d’être à la ramasse, on se retrouve encore trop souvent à devoir « gérer » des adversaires tantôt kamikazes, tantôt beaucoup trop timorés. Le contenu se veut également plus riche avec un mode carrière pilote ET manager.

Avouons le tout de suite, ces derniers ne nous ont pas laissé de souvenirs mémorables. Leur ajout est louable mais ils manquent cruellement d’originalité et de profondeur pour réussir à passionner. Dommage, l’idée est bonne. Tout comme celle d’ailleurs de pouvoir débloquer un panel d’anciens pilotes et leurs machines qui nous a parut plus gratifiante. Dès lors on se demande si, un peu comme dans « Valentino Rossi The Game », Milestone n’aurait pas intérêt à réintroduire des défis et nous plonger dans la peau d’un pilote pour rééditer ou contrer un exploit entré dans les annales du sport moto. Par exemple, dans celle d’un Olivier Jacques pour réussir à gagner ce fameux grand prix du Sacshenring ou empêcher Rossi de tenter un extérieur de malade sur Stoner à Laguna Seca ? Les sonorités des machines quant à elle ne sont pas parfaites mais il y a du mieux et surtout elles ont le bon gout de ne pas se ressembler (ah les hurlements de la KTM RC16…),

Verdict : Le jeu nous a plu, vraiment. Plus beau que ses ainés avec des environnements plus vivants et détaillés, proposant une conduite plus à même de nous faire ressentir la machine et ses mouvements. MotoGP 17 appartitent surtout à ce genre de jeux où l’on s’amuse très vite. Exigeant et réaliste sans être rotor, efficace et fun sans être simpliste, le dernier né de Milestone nous offre de très bons moments. La série des « MotoGP » prend de l’ampleur.

Note : 14 /20

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