Nouveauté : Kawasaki Z900RS



Après des mois de teasing, voici enfin (!) les photos et infos officielles sur la Kawasaki Z900 RS. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce roadster classique fait saliver…

À ceux qui attendaient une Z900 rétro, Kawasaki répond d’ores et déjà que la Z900 RS est bien plus que cela. Puisque dans le cahier des charges de cette « néo-rétro », le constructeur promet de ne pas avoir négligé ni le confort, ni l’agrément moteur à bas régime, ni ce qu’on peut légitimement attendre d’une moto de 2018. Bref, une Z900RS qui se veut la descendante modernisée de la Z1 originelle. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que pour ce faire les ingénieurs se sont employés à lui offrir un développement particulier, autant qu’une personnalité singulière.

Moteur : Il n’y a pas que le son qui change !

Avec une base telle que l’actuelle Kawasaki Z900 (4ème meilleure vente « gros cube » 2017 pour le moment), à quoi bon regarder vers le passé ? La Z900 RS se distingue cependant de son aînée à de nombreux égards. Si la base moteur est similaire, avec un 4-cylindres en ligne de 948 cm3, pétillant, il a été très légèrement dégonflé dans les hauts régimes au profit de l’agrément et du couple « en bas ». Histoire de pousser fort quand même sous les 7 000 tr/min, tout en offrant une montée en puissance plus progressive (une puissance baissée à 111 ch., soit 14 de moins que la Z900), le taux de compression, l’équilibrage, les cames et le volant de vilebrequin ont vu leurs caractéristiques adaptées. De même, l’échappement type « mégaphone » et sa ligne ont fait pour la première fois l’objet de recherches spécifiques. Histoire de donner du gras à la voix et de gonfler les bas et mi-régimes, bref d’agrémenter l’utilisation « dans la vraie vie » tout en renforçant les sensations. Kawasaki n’a pas lésiné.

Une classique assistée, mais pas trop

La nouvelle Kawasaki Z900 RS s’inscrit ainsi dans une logique moderne, et rien n’est laissé au hasard ou même à la concurrence. Ce roadster néo-rétro propose en effet toutes les assistances compatibles avec le plaisir mécanique et la clientèle visés. Ainsi le contrôle de traction KTR-C est-il désactivable, ou bien réglable sur deux niveaux. Le premier – le plus permissif- est destiné à offrir de belles sensations à l’accélération, laissant lever la roue avant, tandis que le second assure son rôle bienveillant en limitant tout excès. Niveau confort, on devine une selle accueillante, tandis que la position de conduite se revendique bien droite, du fait d’un guidon plus haut, plus proche du conducteur et plus large.

La bascule de la moto a d’ailleurs été revue pour être moins portée sur l’avant, en remontant la fourche et en abaissant l’arrière. Le cadre est également adapté au nouveau réservoir de 17 litre en forme de goutte d’eau. Plus étroit dans sa partie supérieure, le treillis évolue en douceur pour offrir un comportement plus « neutre ».

Look de Z, mais de Z1 !

Pour habiller le tout, Kawasaki s’est largement inspiré de la mythique Z1 des origines. Si les jantes ne sont pas à rayons, leur dessin propose des branches fines et étroites du meilleur effet, tandis que Dunlop s’occupe de les parer de pneumatiques néo-rétro : des GPR 300. Seuls le guidon touring en acier chromé et les rétroviseurs sont à l’ancienne, la modernité et les LEDS s’invitant dans les optiques, dont le superbe feu avant rond. Enfin, avec l’instrumentation de type « obus », compteur et compte-tours « à aiguille » reprennent du service, secondés par un afficheur digital. En attendant notre essai, la Kawasaki Z900 RS nous promet en tout cas une superbe synthèse du passé (le style) et de la modernité (la technique). Avant elle, les W650 et W800 s’y étaient déjà essayé, avec un succès d’estime. La Z900RS arrive, elle, au meilleur moment avec des arguments revus à la hausse. En outre, son tarif risque fort de mettre tout le monde d’accord. Le prix de la Kawasaki Z900RS ne devrait guère trop s’écarter du prix d’une Z900 standard (8 999 €) alors que la plupart de ses concurrentes (CB1100, Nine T Pure, T120) s’affichent allègrement au dessus des 12 000 €. Imparable ?

Benoit Lafontaine – Moto Station

MAJ : la Kawasaki Z900RS sera disponible à partir de 11 990 €

16 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Le rouge est trop vif et le noir trop prononcé, je sens que je vais me laissé tenter par la verte au look codo. Si son plumage et le ramage de votre présentation le confirme, pour moi, après un essai concluant à DEUX j’aurai trouvé mon nouveau bijou. Dans l’attente, merci KAWA 😉

    Répondre
  2. J’aime beaucoup le tableau de bord et le silencieux (qui a des volumes un peu plus normaux que ceux habituels chez Kawa et Suzuki ces derniers temps).
    Belle bécane je trouve, vraiment.
    Je la pourrirai à l’aise avec mon MT09 à l’accélération (rires) !!

    Répondre
  3. Moi je la trouve magnifique !
    Adolescent, j’ai rêvé devant la 900 Z1 de 1973, mais je n’avais ni le permis, ni l’argent pour m’en offrir une. Je vais aller l’essayer dès qu’elle arrivera chez mon concessionnaire, et ensuite on verra…

    Répondre
  4. Je possède déjà une 900 Z A4 de 1976 elle attend dans mon garage ça nouvelle petite sœur .
    Certainement plus moderne mais toujours la même famille .
    Le petit regret est les 4 pots mythiques de la 900 Z , mais bon …
    Jean Luc

    Répondre
  5. J’ai eu une Z1 en 1973, en 2018 cette nouvelle 900 SR sera dans mon garage a coté de ma W650, si le prix reste en desous des 10000 euros, nostalgie oblige, je virerai ces clignotants pour des anciens modèles !

    Répondre
  6. je roule en xjr 1300 depuis 18 ans et je dois dire qu’elle lui ressemble énormément avec en plus la technologie actuelle et 40 kg de moins. prix de départ 12500 euros!!! de quoi calmer mes ardeurs, mais après un essai en duo je verrai….. a suivre

    Répondre

Ecrire un commentaire