Rideshaper, le couteau suisse de la moto

Rideshaper


Au cœur de Lausanne, il existe un lieu de 400 m2 où les motards de tous bords peuvent venir bricoler leur machine, la laisser en gardiennage, préparer leur road trip, glaner des conseils, ou tout simplement boire un coup entre potes. C’est nouveau et Robin Brugerolle, le Français derrière ce projet, nous explique tout ça.

Atelier, lieu d’échange, bar : l’endroit que tu viens de créer pour les motards a beaucoup de facettes, Robin. Mais quelle est exactement sa vocation ?

Aujourd’hui, un motard peut tout s’offrir clef en main : l’entretien de sa machine, des voyages, etc. C’est très bien et il y a des tas de gens à qui ça convient. Mais il y a aussi ceux qui ont envie d’aborder les choses différemment. De comprendre comment leur machine fonctionne, sans être pour autant formés en mécanique. De monter eux-mêmes leur trip sans être des voyageurs chevronnés. C’est à ces motards-là que Rideshaper s’adresse.

Intervenir sur sa machine sans pour autant être formé en mécanique. Concrètement, ça se passe comment ?

L’idée, c’est de permettre au gars qui en a envie de venir faire sa vidange, changer ses plaquettes ou encore refaire sa fourche. À l’atelier, il y a quatre ponts élévateurs et tous les outils nécessaires. Et puis je suis formé en mécanique, et je peux donc donner des conseils, montrer les bons gestes. Rassurer. Beaucoup de gens ont envie de « mettre les mains dedans » comme on dit, mais n’ont pas la place, les outils ou encore assez confiance dans leur démarche. Là, on offre les trois.

Au-delà de l’atelier, il y a pas mal de choses…

Il y a ce qui nous a semblé nécessaire. Moi, quand je bricole, j’aime bien boire un café avant. Donc il y a un bar. Il m’arrive aussi d’avoir envie de feuilleter un magazine, donc il y a un coin lecture avec la presse moto, des bouquins. Il y a des espaces bureau avec connexion Internet pour ceux qui ont besoin de garder un lien avec le boulot. On a essayé de mettre à disposition tout ce qu’il faut pour se sentir bien. Après, ce sont les gens qui vont faire vivre ce lieu.

J’imagine que tu ne fais pas ça bénévolement. Ça marche comment, question business ?

Pour profiter de l’endroit, les gens deviennent membres, pour une journée, un week-end, un mois ou une année. Une journée, c’est 100 francs suisses (environ 90 €, ndlr). Mais ensuite, c’est largement dégressif : un mois, c’est 200 francs suisses. Un an, 600 francs, avec la possibilité, en sus, de laisser la moto en gardiennage.

Pour l’instant, tu as combien de membres ?

Rideshaper a ouvert au début de l’été. Nous avons pour l’instant 6 membres sur une formule annuelle et plusieurs sur des formules mensuelles. Le seuil de rentabilité est environ à 100 formules annuelles. Je m’étais fixé un objectif de 10 membres annuels pour la fin de l’année. C’est bien parti pour.

Dernière question : tu es Français. Pourquoi Lausanne ?

Lausanne car l’immobilier est plus abordable à Genève et que je pense que mon idée peut fonctionner au mieux dans une métropole. Après, pourquoi la Suisse plutôt que la France ? Tout simplement parce que j’y habite en ce moment après avoir suivi ma femme pour son boulot. Mais j’adorerais importer Rideshaper dans l’Hexagone. En attendant, les Français qui passent par Lausanne peuvent venir boire un coup et découvrir l’endroit. Je les recevrai avec plaisir.

Rideshaper – Le Bercail, Niveau – 3, Chemin de Champ-soleil 22, 1012 Lausanne
Horaires : du mercredi au vendredi de 14 h à 20 h et le week-end de 11 h à 21 h
Site Web : www.rideshaper.ch

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