Laverda revit… presque



Un proto baptisé SFC/4 vient de faire son apparition, développé par l’un des héritiers et d’anciens employés de la marque défunte.

Elle est orange, sportive, inédite et vient de faire quelques tours de circuit du côté de l’Australie. Non, il ne s’agit pas de la prochaine replica MotoGP de KTM, en goguette du côté de Phillip Island mais, plus étonnant encore, d’une… Laverda. Oui, Laverda, marque italienne mythique mais disparue des radars et des concessions depuis quelque onze années. La moto dévoilée en Australie l’a été à l’occasion d’une présentation officielle, lors du Sydney International Festival of Speed. Il s’agit d’une pistarde articulée autour d’un cadre treillis tubulaire et d’un bicylindre en ligne refroidi par air et huile de 668 cm3. Cette cylindrée parlera forcément aux amateurs de la marque. Elle était celle de quelques-unes des machines de Laverda dans les années 90, la 668 (une sportive), la Diamanta, ou encore la Ghost Strike (un roadster). Il s’agit d’ailleurs du même bloc développant toujours environ 70 ch.

Piaggio toujours propriétaire
Mais que vient faire ce vénérable moteur dans une partie-cycle inédite ? Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas un préparateur moto qui détient la réponse, mais Piero Laverda, l’un des deux fils du fondateur de la marque. Accompagné d’anciens employés de l’usine, c’est lui qui a monté ce projet, résumé en quelques mots : « Refaire une SCF (appellation, elle aussi mythique, ndlr) et pouvoir en vendre quelques-unes à un tarif relativement abordable. » La machine découverte en Australie n’est donc pas appelée à rester unique. Quelques dizaines de pièces sont prévues, soit sous forme de motos complètes entièrement neuves, soit sous forme de kits partie- cycle.Plutôt sympa dans l’esprit, le projet semble tout de même gentiment brumeux. Car Laverda n’appartient plus à la famille Laverda, mais au groupe Piaggio, qui a décidé depuis 2006 de laisser la marque en sommeil. Piaggio est-il indifférent à cette timide renaissance menée sous l’égide d’une nouvelle société (Laverda Corse) ? Ce n’est pas impossible. À moins qu’il s’agisse, pour le groupe Italien, de tester à peu de frais la popularité de la marque, dans la perspective d’une relance plus ample. Ce qui, en pleine mode néo-rétro, ne serait pas complètement déplacé…

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