Cabines flasheuses, coïncidences fâcheuses



Y a-t-il eu magouilles dans l’attribution des fructueux marchés des radars automatiques au mitan des années 2000 ? La justice enquête actuellement.

Les photos prises par les cabines flasheuses sont (hélas pour nous) de plus en plus nettes. Mais le business monté autour de ces engins réserve des zones d’ombre plutôt tenaces. C’est d’ailleurs pour tenter d’y voir un peu plus clair que la justice a récemment ouvert une enquête pour favoritisme et prise illégale d’intérêts dans le cadre d’attribution de plusieurs marchés publics. Dans le collimateur de la justice : deux sociétés (l’une spécialisée dans les services numériques, l’autre née sur les cendres du groupe Sagem, grand pourvoyeur de radars) qui, au mitan des années 2000, auraient été choisies en dehors du respect des règles du code des marchés publics et auraient obtenu, à cette occasion, quatre contrats portant sur un montant cumulé de plus d’un milliard d’euros. Pour l’instant, l’heure est à l’instruction et à la présomption d’innocence, mais un détail intéresse tout particulièrement les enquêteurs : avant d’être nommés à la tête des deux entreprises soupçonnées de favoritisme, leurs dirigeants étaient respectivement… ministre de l’Économie et ministre des Finances.

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  1. Je viens de trouver la description du conseil d’administration d’une des deux sociétés. C’est édifiant:
    Indépendance et représentativité
    La composition du Conseil d’administration lui assure une prise de décision objective et éclairée. Parmi ses 17 membres figurent en effet :

    1 représentant de l’État et 2 administrateurs proposés par l’État, 2 représentants des salariés actionnaires et 2 représentants des salariés : tous les acteurs impliqués dans la vie du Groupe sont ainsi représentés.
    7 administrateurs indépendants (soit plus de 50 % selon les critères de calcul du code AFEP-MEDEF) dotés d’expertises diverses et complémentaires.
    5 femmes (soit 1/3 de femmes selon les critères de calcul du code AFEP-MEDEF) et 3 personnalités au profil international.
    Des invités permanents disposent d’une voix consultative : un commissaire du gouvernement et des représentants du Comité central d’entreprise.

    2
    REPRÉSENTANTS DES SALARIÉS
    2
    REPRÉSENTANTS DES SALARIÉS ACTIONNAIRES
    7
    MEMBRES INDÉPENDANTS
    (soit plus de 50 % selon les critères de calcul du code AFEP-MEDEF)
    3
    MEMBRES NOMMÉS PAR L’ÉTAT OU SUR PROPOSITION DE L’ÉTAT

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  2. DeROBIEN, Gilles. Ministre.
    Lui il « passe les commandes » au nom de l’état.
    De ROBIEN, frère, vends les dits radars.
    On en a déjà parlé ici, ça se dit et se sait depuis des lustres…
    Oh, qq’un va s’en occuper en 2016 ?
    Allez, rdv en 2028 pour un non lieu ?

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