Essai occasion – BMW R 1200 RT



La R 1200 RT succède à la 1150 du même nom. Modernisée, encore mieux équipée, elle reste la référence dans sa catégorie, Malgré des défauts de jeunesse, sa réputation de qualité et de fiabilité reste d’actualité. Elle change pourtant en 2010.

La BMW R 1200 RT est une des valeurs sûres de la gamme du constructeur bavarois. Elle jouit d’une aura que peu de machines peuvent revendiquer. Chez BMW, il n’y a que la 1200 GS qui connaisse un succès comparable. Routière au long cours, la RT conserve le flat-twin, plus typique que le 4-cylindres en ligne des séries K.
En 2010, son moteur, revu, profite d’un second arbre à cames en tête. Richement dotée, la RT peut encore s’améliorer avec un catalogue d’options long comme le bras. Offrant une excellente protection du haut du corps, on regrette que les pieds soient un peu trop exposés aux projections.
Très vive, facile à placer, la moto se montre imperturbable même si on décide de la brusquer. Enfin, le freinage se montre efficace en toutes circonstances, même si on apprécierait un peu plus de feeling au levier.

VERDICT
La BMW R 1200 RT semble se moquer du temps qui passe. Bien construite, la moto met en avant sa qualité de fabrication pour résister aux outrages du temps. Mis à part quelques détails de finition, la bavaroise vieillit très bien. Réputation oblige, sa cote reste très haute. Les modèles 2005, avec environ 50 000 kilomètres, se négocient toujours aux alentours des 8 000 €.

Antidémarrage
Certaines motos ont connu des défaillances de l’antidémarrage par transpondeur. Le changement se fait sous garantie dans les concessions.

Freinage
Quelques propriétaires se sont retrouvés sans freins à cause du système d’assistance qui peut être défectueux. Pour éviter ce problème, il faut impérativement le purger tous les deux ans ou tous les ans si on effectue moins de 10 000 km/an. Si l’entretien a été fait dans le réseau, BMW prend la pièce en garantie même pour les premiers modèles.

Arbres à cames
La R 1200 RT modèle 2010 hérite d’un deuxième arbre à cames en tête sur son flat-twin.

Embrayage
La moto a été rappelée pour un remplacement de l’embrayage.

ESA
Les suspensions électroniques peuvent être défectueuses si le précédent propriétaire ne le fait jamais fonctionner. À vérifier le jour de l’achat.

En dynamique
Confortable, performante et bien équipée, la GS profite en plus d’une tenue de route efficace. Sa vivacité et sa maniabilité sont étonnantes.

Point fort
Le flat-twin BMW fait preuve d’une fiabilité à toute épreuve. Bien entretenu, il passe le cap des 100 000 km sans la moindre difficulté.

Point faible
La jauge à essence des premiers modèles pouvait tomber en panne dès les premiers mois d’utilisation. Elle était remplacée sous garantie.

L’avis du chef d’atelier (Jean-Luc Dupont, Panda Moto 89)
"La première chose à faire est de relever le numéro de série et de l’apporter à un concessionnaire BMW pour qu’il puisse en tracer l’historique. Sur les premiers modèles, il faut également faire attention à un éventuel suintement entre le moteur et la boîte. Si c’est le cas, c’est le joint spi de vilebrequin, fragile, qui est à remplacer. Il faut également faire tourner la roue arrière, car s’il y a un grincement, c’est que le roulement est à changer. Sur les modèles 2005-2007, il faut s’assurer que le pont a bien été vidangé, ce qui n’était pas prévu au départ dans le programme d’entretien BMW. La batterie doit être de bonne qualité et d’origine BMW pour pouvoir supporter les nombreux équipements électriques montés sur la moto. Enfin, l’entretien du freinage à assistance électrique doit être irréprochable. Il doit être purgé tous les deux ans, ou tous les ans, si la moto roule moins de 10 000 km."

Essai occasion - BMW R 1200 RT

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