Nouveauté 2018 : Kawasaki Ninja 400



Kawasaki va étoffer son catalogue 2018 avec une petite sportive qui s’annonce très alléchante. La nouvelle Ninja 400 se montre plus performante que l’ex 300 Ninja et pourrait connaître le succès, en France comme en Europe.

L’ex Kawasaki Ninja 300 avait marqué les esprits. Dès le premier essai, elle avait montré de bonnes aptitudes et un niveau de performances tout à fait satisfaisant. Plus tard, à l’issue d’un comparatif 250/300, elle avait enfoncé le clou, et dans le Maxitest Moto-Station, elle cumule les bonnes notes, c’est donc bel et bien la preuve que les cylindrées intermédiaires de 300 à 500 cm3 ont du sens. Certes, cette division du marché séduit davantage les zones géographiques du sud est asiatique, mais le marché évolue et cette nouvelle Kawasaki Ninja 400 2018 pourrait bien rencontrer un succès inédit en Europe comme en France.

Et pour cette nouveauté 2018 à vocation planétaire, puisqu’elle sera commercialisée aussi bien en Asie qu’en Europe, Kawasaki a fait dans le sérieux. La nouvelle Ninja 400 possède une fière allure et reprend la silhouette générale des sportives de la marque, à commencer par le regard de la Ninja 650, lui même inspiré par celui de la 1000 ZX-10R. On remarque, par ailleurs, que les demi guidons sont implantés plus haut que sur les sportives 600 ou 1000 cm3, conçues pour le circuit et la compétition. La nouvelle Ninja 400 reste une sportive polyvalente, accessible au plus grand nombre, ce pourquoi sa position de conduite se montre moins radicale.

Côté technique, Kawasaki a retenu des solutions éprouvées et néanmoins efficaces pour ce genre de motos qui doit respecter un coût de fabrication calculé au plus juste. Le cadre, de type tubulaire en acier, reprend la technologie initiée sur les modèles H2, dixit le dossier de presse, mais son dessin correspond davantage aux cadres déjà utilisés sur la Kawasaki Z900 ou la Ninja 650. Malgré tout, Kawasaki a revu cette partie, puisque l’ensemble cadre/bras oscillant est inédit et a été conçu pour réduire l’empattement (1405 à 1370 mm) par rapport à l’ex Ninja 300 alors que le bras oscillant a été allongé pour améliorer la motricité. Egalement, soulignons que Kawasaki a choisi un montage rigide du moteur dans le cadre afin d’augmenter la rigidité de l’ensemble. Avec 168 kg tous pleins faits, la nouvelle Kawasaki Ninja 400 serait plus légère de 8 kilos, et ce, malgré l’arrivée de suspensions renforcées comme la nouvelle fourche de 41 mm de diamètre (37 mm auparavant). Le disque de frein avant passe à 310 mm ; il est pincé par un étrier à deux pistons. L’ABS est en série.

Au niveau de la motorisation, Kawasaki a aussi revu sa copie. Le bicylindre parallèle atteint ici 399 cm3 contre 296 cm3 sur l’ex Ninja 300. On a donc bel et bien affaire à un vrai moteur de 400 cm3 alors que la concurrence dissimule parfois derrière cette appellation une cylindrée plus proche de 250 cm3. Ici, le twin Kawasaki a reçu un soin particulier pour éliminer les frictions en interne. La boîte à air atteint 5,8 litres et l’admission profite de conduits optimisés. Espérons que cela se répercute au niveau de la sonorité de la mécanique, qui devrait offrir un joli ronflement de boîte à air, comme souvent sur les modèles Kawasaki. En bref, le nouveau moteur 400 offre bien sûr tous les ingrédients des mécaniques modernes et côté performances, il ne devrait pas démériter avec 45 chevaux à 10 000 tr/min et 38 Nm à 8 000 tr/min. Affichant alors moins de 35 kw (33,4 kw), il reste sous la limite fatidique qui autorise une homologation pour les permis A2. Et la nouvelle Kawasaki Ninja 400 possède les arguments pour séduire les débutants.

Les photos de la nouvelle Ninja 400 montrent une belle qualité de fabrication et l’équipement, même restreint, semble satisfaisant à ce niveau de gamme. L’instrumentation est d’ailleurs bien agencée, avec une jauge à essence et un indicateur de rapport engagé. Si la fourche est dépourvue de réglage, l’amortisseur possède tout de même un ajustement en précharge. Le catalogue des pièces accessoires de Kawasaki pourra aussi peaufiner le look avec une bulle haute à double courbure, un capot de selle par exemple. Certes, on ne peut s’empêcher de se projeter dans l’avenir en découvrant cette nouveauté sportive déjà bien alléchante… Il y a fort à parier que Kawasaki la décline dans une version Z ou Versys d’ici quelques mois, nous en avons l’habitude. Le salon Eicma de Milan nous apportera peut être une piste…

Avec Moto-Station

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