Le pit bike, presque 60 ans d’histoire !



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Cette semaine WKX RACING et son partenaire LEBONQUAD ont le plaisir de vous narrer la grande aventure de la mini moto et plus particulièrement du « pit bike » à travers près de 60 années d’histoires et de péripéties !

Les premiers pit bikes sont arrivés en France et plus généralement en Europe entre 2002 et 2004. Ces machines étaient alors connues de  quelques « aficionados ». La grande majorité arrivaient alors des USA par l’intermédiaire de quelques importateurs spécialisés dans la pièce motocross performance. C’est avec l’arrivée en force de la Chine sur le marché Européen en 2004-2006 que le dirt bike c’est fait connaître du grand public et des médias.

Quand le japonais HONDA créa la première « mini moto » de l’histoire !

Mais bien avant cela, ce sont les japonais de chez Honda qui ont ouvert la voie, en 1961avec la Z100.  En 1960, la société Japonaise HONDA construit, en parallèle du célèbre circuit de Suzuka au Japon, un parc d’attraction appelé Motopia. Dans le cadre des activités de ce parc, les ingénieurs HONDA développe une petite moto utilisant un moteur monocylindre 4 temps de 50cc. Cette machine est destinée à faire découvrir les joies du pilotage aux enfants. Cela devint rapidement l’activité la plus demandée du parc. La direction de HONDA sent vite le potentiel marketing d’une telle moto. La Z100 n’était à l’origine pas disponible à la vente. Alors en 1963, après quelques modifications et une homologation, plus tard, la bête se retrouve en vente sur les marchés européen et asiatique sous l’appellation Z50M.

La folie « mini moto » gagne les USA !

C’est à cette période, que les revendeurs américains, voyant cette machine distribuée en Europe, sous l’appellation Z50M, ont fait part de leur mécontentement à HONDA. En effet, cette moto qui apparaissait au catalogue n’était pas disponible sur le marché US.  HONDA a donc pris en compte les demandes instantes de ces clients américains. L’asiatique n’avait à cette époque pas de bureau de R&D aux états-unis. Il a donc travaillé en partenariat avec un spécialiste américain qui connaissait parfaitement ces produits. Ensemble, ils ont adapté le concept pour le marché US: grosses roues, pneus à crampons, freins avant et arrière, selle réglable etc… Uniquement disponible pour le tout terrain, le modèle sortira sous l’appellation Z50A ou mini trail.

Ce modèle allait secouer le marché américain de façon surprenante. La demande fut énorme, les livraisons ne pouvaient pas suivre ! On voyait le Z50A partout. HONDA a vendu au prix conseillé de 239 USD à l’époque plus de 50.000 pièces la première année. Une machine d’une simplicité déconcertante, compacte et légère avec le guidon qui se plie. A cette époque, c’est la liberté. Développée pour rentrer dans le coffre d’une voiture, d’un camping car ou d’un bateau, minimaliste, fiable et peu chère, la Z50A est une réussite commerciale et technique.

HONDA a continué à faire évoluer sa machine au court des années et la plupart des pilotes de légende ont utilisé cette machine qui est devenue, dans le cœur de tous, l’icône d’une époque.
Les surfeurs aussi récupèrent la petite bête. A l’arrière d’un combi Volkswagen ou d’un pick-up, rien de plus fun. Le Z50 fut tout de suite adopté par tous les pilotes qui l’utilisaient pour se déplacer dans les paddocks.  Sur les courses, aussi bien moto qu’automobile, c’est tous les stands des Etats-Unis qui s’équipent. Rapidement, ce sont les mécanos des divers teams qui organisent des courses dans les paddocks. On peut considérer que ce mouvement participe à la genèse du pit bike.

En 1969, apparaît le HONDA DAX qui est lui plus ciblé route avec ses deux places. Dans les années 80, pour le tout terrain c’est la CRF 50 qui prend le relais aux Etats-Unis (sorte d’intermédiaire entre une Z50A et un pit bike dans sa version définitive).

La révolution des années 2000

Début des années 2000, un autre constructeur prend une place importante sur le marché de la mini cross. C’est KAWASAKI avec la KLX 110, une autre machine qui inspirera fortement nos amis Chinois. La légende attribue les pit bikes dans leur version définitive avec un moteur 110cc 4 temps assemblée en Chine aux Australiens de chez THUMPSTAR ou aux Américains de chez PITSTERPRO.

Il est fort à parier que les Américains soient à l’origine des productions chinoises dans le concept définitif du pit bike. En effet, ces derniers avaient déjà développé de nombreux kit châssis et moteur pour les petites CRF50 HONDA et KLX KAWASAKI.  Il n’est pas impossible que les usines chinoises, qui depuis longtemps fabriquaient les moteurs HONDA dérivés du DAX pour les marchés émergeant, aient saisi la balle au bon en proposant des versions définitives de pit bikes, véritables copies des CRF50 HONDA préparés aux US par BBR, SANO ou RED BARON.
Il est aussi raisonnable de penser que les Japonais de chez  TAKEGAWA en utilisant la sous traitance chinoise pour les versions circuit et piste du petit 4 temps aient accéléré le mouvement.

Et la France dans tout ça ?

Les années 2004-2005 voient l’explosion du marché en Europe et aux Etats-Unis.  En France BASTOS BIKE, RSR, CRZ et YCF se payent la part du lion d’un marché estimé à plus de 30.000 pièces en 2005 (pour la France). Il n’existe pas en France à l’époque de  magasin qui ne vend pas de pit bikes ! Certains d’entre eux se sont même essayés à l’importation avec plus ou moins de réussite. Les modèles évoluent vite, c’est la course à l’armement chez les constructeurs, moteur 125cc, 140cc puis 150cc, les culasses 4 soupapes font également leur apparition. Ce sont les années glorieuses du pit bike… A ce jour, la France reste le plus gros marché d’Europe pour le pit bike. L’âge moyen des clients se situe entre 22 et 26 ans. Cet âge nous montre bien qu’une pit bike n’est pas qu’une moto enfant, comme semble le penser l’administration ou les médias.

Par méconnaissance, notre administration associe le pit bike à la mini ou au pocket bike. Pour bien comprendre ce qu’est une pit bike, nous allons prendre la définition technique donnée par le règlement du Championnat de France qui est couvert par la FFM ou Fédération Française de Motocyclisme. Un pit bike est équipé de roue arrière 10’ ou 12’, d’un moteur 4 temps horizontal,  d’une cylindrée maximum de 190cc, d’entraxe de roues 120 cm et  d’une hauteur de selle de 82 cm.

Aujourd’hui le marché est parfaitement mature et équilibré. Seuls les constructeurs les plus rigoureux et sérieux restent présents : Comme BASTOS BIKE, YCF ou plus modestement CRZ. Internet compte toujours quelques marques alternatives qui vont et viennent en fonction du marché.

Le pit bike est une discipline moto à part entière qui dispose de ses propres compétitions nationales comme  le Championnat de France  ou  le CGO pour Challenge Grand Ouest. Ces deux compétitions sont des  acteurs majeurs des courses en France et continuent à fédérer et à crédibiliser le mouvement. Bon nombre de moto-club reçoivent également sur leur terrain des licenciés équipés de pit bikes.

Utilisé aussi par les écoles de pilotage, le pit bike est devenu, sinon une machine de découverte, l’antichambre du cross et de l’enduro. L’aventure continue, longue vie au pit bike

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