Roadster XXL
BMW K 1300 R : assistance électronique
C'est moins du côté du moteur que de ceux de la partie-cycle et de l'assistance électronique que la K 1300 R se montre enthousiasmante.

BMW K 1300 R
Tout fout le camp ! Il y a des jours comme ça, où l’on a l’impression que l’univers entier s’est ligué pour atomiser nos certitudes et nous amener à cette piteuse conclusion. Tiens, prenez par exemple cet essai de la K 1300 R, le roadster XXL de chez BMW qui débarquera en concession le 7 février prochain… Pour bien faire, la marque à l’hélice organise l’opération dans l’arrière-pays tropézien, histoire d’assurer question virolos et soleil pour les photos. Et qu’est-ce qui nous tombe dessus ? Un ciel de plomb le premier jour et carrément des trombes d’eau avec des vents à plus de 110 km/h le suivant. Tout fout le camp, je vous dis. Côté météo, mais aussi côté motos.
D’ailleurs, une Béhème, c’est quoi pour vous ? Une puissance mesurée, un feulement (trop) discret, des commodos euh, comment dire… particuliers ? Eh bien là aussi, oubliez tout ce que vous connaissez sur la marque, car cette nouvelle venue ne possède rien de tout ça. Et pourtant, Dieu sait qu’elle cache bien son jeu. C’est simple, à la voir, on jurerait se trouver nez à nez avec sa devancière, la K 1200 R (qui, soit dit en passant, avait déjà brisé en 2004 pas mal de tabous outre-Rhin en affichant quelque 163 chevaux en version libre). Même partie-cycle, même architecture moteur, même regard asymétrique : au premier coup d’oeil, il n’y a que le silencieux d’échappement plus court et de forme trapézoïdale qui la distingue de sa grande soeur ; si bien qu’influencés par la fiche technique qui annonce 1 293 cm3 et 10 chevaux supplémentaires, on est à deux doigts de se convaincre d’être « seulement » face à un moteur réalésé (ce qui, au pays des 100 ch, est d’un intérêt disons… relatif). Une seule solution pour en avoir le coeur net : cesser de reluquer la belle et l’enfourcher.
Ancedotiques, les évolutions du gros roadster BMW ?
Contact. Les deux pieds bien à plat de part et d’autre d’un cadre relativement étroit pour la cylindrée, le premier réflexe est de taquiner la poignée droite, histoire de « sentir » la force du quatre en ligne et, éventuellement, celle de ses 166 cm3 supplémentaires. Convenons-en, c’est aussi puéril que vain, mais l’exercice a un mérite surprenant, celui de nous faire découvrir une voix comme on n’en avait rarement entendue sur une BMW de grande série : rauque, presque caverneuse. C’est donc ça le premier bénéfice du nouveau 1300 ? Renseignements pris, l’explication de ce petit miracle sonore provient surtout d’une nouvelle valve à l’échappement conçue essentiellement pour flatter l’oreille. Une sorte d’artifice donc, mais qui n’est pas à négliger pour autant : d’abord, parce qu’il contribue indéniablement au plaisir ressenti au guidon de cette machine et ensuite parce qu’il révèle que BMW se la joue un peu moins « classique » et ne se refuse plus à utiliser les même armes que les autres constructeurs.
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