Echappements : "Limiter le bruit favorise aussi la performance"
Directeur du département compétition chez Akrapovic, Slavko Alojz Trstenjak a répondu aux questions d'Enguerrand Lebec à l'occasion d'un reportage chez le fabricant slovène d'échappements (voir un aperçu dans la galerie photo ci-dessous). Un sujet à lire en intégralité dans le MR n° 3903, en kiosque jusqu'au 30 mars.

Un entrelac de tubes constituant le lot d'une petite série : déjà cintrés, coupés et soudés, ils attendent d'être assemblés. © Enguerrand Lebec
C’est une pyramide dont la base est formée par le savoir-faire et le soin que nous avons toujours apportés à la fabrication de nos échappements. Le fait que nous soyons très à l’écoute des teams est aussi une force. Par exemple, il nous arrive au cours d’une saison de construire six versions de pots différents pour un seul team. Dans toutes les disciplines, le développement est fondé sur l’indépendance de notre travail. Il n’y a qu’en MotoGP que nous suivons les directives des usines. Si certains teams en Grands Prix n’utilisent pas de silencieux, Yamaha nous a demandé d’en mettre un pour réduire le bruit et « favoriser le combat de près ». Rossi disait que cela lui permettait d’écouter ses adversaires, d’entendre le moment où ils remettent du gaz. Comme quoi, limiter le bruit favorise aussi la performance.
Travailler sur la puissance à partir des gaz rejetés par un moteur est pour beaucoup une science obscure. Pouvez-vous nous en donner les grands principes ?
La « puissance d’un échappement » dépend de la longueur et de la forme de ses tubes. Mais il n’y a pas de règles universelles, et tout dépend de la moto et du fonctionnement de ses valves. On peut créer de petits échappements très puissants. Les principes de bases sont les suivants : un petit diamètre du tube permet une meilleure réponse des gaz, mais cela n’est efficace que si on travaille sur des tubes à diamètres variables. Une fois trouvée la longueur idéale du tube, on peut jouer sur plus ou moins 3 cm de longueur. Un tube plus court favorise les hauts régimes, tandis qu’un tube plus long est meilleur sur les bas et moyens régimes. Certains pensent que sans échappement, une moto serait plus puissante. C’est faux, car il faut aussi des contre-pressions qui favorisent le bon fonctionnement de l’injection. L’échappement permet de jouer sur le transfert de masse et sur le frein moteur. C’est donc une addition complexe.
Depuis 20 ans que votre marque existe, qu’est-ce qui a évolué du côté des échappements et comment voyezvous le futur de vos produits ?
La grosse évolution vient du matériau. Le passage de l’acier au titane et l’amélioration considérable de la qualité de ce titane furent des avancées déterminantes. Pour l’avenir, je suis certain que nous nous dirigeons vers un échappement de nature active, qui fonctionnera en osmose avec l’électronique de la moto. Avec les valves à l’échappement, nous connaissons les prémices de cette tendance. Mais le champ d’action est très large."
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"Si certains teams en Grands Prix n’utilisent pas de silencieux, Yamaha nous a demandé d’en mettre un pour réduire le bruit et « favoriser le combat de près ». Rossi disait que cela lui permettait d’écouter ses adversaires, d’entendre le moment où ils remettent du gaz. Comme quoi, limiter le bruit favorise aussi la performance."
Je vais la copier à mes potes qui font trop de bruit, ils pourront enfin savoir quand je remets du gaz... même si c'est toujours avant eux, MDR !!!!
En la matière, il y a deux façons de "gérer son pot" par rapport à la concurrence, soit comme il est décrit ici, soit son contraire, en faisant un raffut du diable, on déconcentre les autres, arf arf...
Cela me rappelle un "pot usine" qu'un Yamaha FZ (il y a longtemps) avait, une moto de course rachetée à un pilote SBK, à l'heureuse époque où on nous faisait moins ch... avec le sonomètre à la sortie du paddock ! Arf, elle hurlait tellement que lorsque j'arrivais dans la roue d'un mec, il ne pouvait pas rester concentré !!!
Pour recoller à l'article, j'ai un Akrapovic, j'en suis spécialement content, belle tenue des matériaux, look impec', et sonorité "pas exagérée... si j'ôte les chichanes, cela ne dérange pas de l'extérieur à ce qu'on m'a dit, mais en "liaison", j'en ai un poil trop dans les oreilles à mi-régime (au contraire du mode arsouille où c'est un plus, pas besoin du compte-tours !) mais avec les chicanes, c'est un peu trop "comme l'origine", donc triste... (BMW R 1200 S)
Je suis content de lire qu'il reste beaucoup à faire en développement des échappements, comme ça on verra encore longtemps ce genre de fabricants, bravo à eux, et merci pour l'article intéressant !
Appel de phare...
.-)
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Vu le culte du secret que les nippons cultivent autour de leurs motos, j'ai quelques doutes...
M'enfin, cela n'enlève rien à la qualité des produits AKRAPOVIC
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