Edito - Discrimination maladive
Thierry Traccan, rédac' chef à Moto Revue, est consterné d'apprendre que les femmes motardes sont pénalisées à l'embauche... précisément en raison de leur moyen de locomotion. L'occasion de s'interroger de manière plus générale sur la discrimination, qu'elle soit négative ou positive.

Dessin Jacques Vivant
"« Les femmes titulaires du permis moto seraient discriminées à l’embauche, leur profil étant jugé trop masculin. » Voici les conclusions d’une étude menée par Pascale Petit, chercheuse au Centre d’études des politiques économiques à l’Université d’Évry. Voilà surtout qui nous ramène aux blousons noirs, vous savez, ceux avec l’aigle sur le dos...
Finalement, il semble bien que nous devions composer ad vitam aeternam – et tous sexes confondus – avec cette indécrottable image de marginaux qui nous colle aux roues. Des trompe-la-mort, des inconscients, des voyous, pour les garçons, et pour les filles, les voilà devenues des mecs... Discrimination quand tu nous tiens. À moins que nos gouvernants pensent à nous, enfin, à elles. Parce que c’est leur truc depuis quelques années...
Pour lutter contre toute discrimination (forcément négative) qui ne devrait jamais exister, on a inventé un artifice appelé discrimination positive. Soit la volonté de réinstaurer un équilibre quand ce dernier tend à flancher, l’ambition de donner un coup de pouce à certaines minorités afin de les rendre visibles dans des endroits où elles ne l’étaient que très rarement. La discrimination positive, c’est encourager la politique des quotas à tous les niveaux de la société : dans les écoles, les administrations, les entreprises, etc.
De fait, en prenant la lorgnette de l’autre bout, elle peut apparaître à son tour comme une évidente forme de discrimination puisque bafouant les notions d’égalité en favorisant certaines personnes, ou certaines catégories, au détriment d’autres, leur refusant sous couvert de numerus clausus une inscription, un poste, une mission, etc. C’est peut-être la limite de l’égalité telle que l’avait imaginée nos pères à l’aube des années 1790... (la suite page 2)
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Quand même je trouve que fausser l'interprétation des résultats c'est moche. Et ne pas vérifier l'info c'est ce qui fait la différence entre un "rédacteur" et un "journaliste", entre une "revue" et un "journal" :D
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Mais bon... Je ne dois pas avoir fait assez d'étude pour comprendre!!
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Voici le lien: http://leda.univ-evry.fr/PagesHtml/laboratoires/Epee/EPEE/documents/wp/10-08.pdf
Manifestement vous ne l'avez pas lu, sinon:
- vous citeriez la totalité des auteurs "Emmanuel DUGUET, Yannick L’HORTY, Loïc du PARQUET, Pascale PETIT et Florent SARI";
- Vous auriez lu qu'il n'y a pas de comparaison permis A / permis B / permis A & B / transport en commun. Il y a une comparaison permis A & B / transport en commun. Je ne vois pas pourquoi se focaliser sur les "pratiques motorisées"...
- Voici un passage de la conclusion de l'étude: "Un premier ensemble de résultats concerne le signal envoyé par une forte mobilité (permis A et B). Ce signal est sans effet significatif sur les chances d’accès à un entretien d’embauche pour un homme. En revanche, ce signal est négatif pour une femme : globalement, afficher un permis A et B sur son CV réduit les chances d’accéder à un entretien. Le résultat s’inverse toutefois lorsque le poste offert est en contrat à durée indéterminée ; dans ce cas, une femme a plus de chance d’être reçue en entretien si elle mentionne les permis A et B sur son CV." Donc avoir le permis ou pas est sans effet sur un homme, et la motarde a plus de chance décrocher un CDI qu'une sans-permis. Et comme dans le scénario de l'étude les candidat(e)s sont déjà en emploi, le quitter pour prendre un CDD ne semble pas une très bonne idée;
Je doute fortement que vous l'ayez lu et réfléchit: vous avez simplement lu le papier résumant grossièrement cette étude et commencer à pleurnicher sur la condition motarde.
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