Essai complet - Aprilia Dorsoduro 1200
L’Aprilia Dorsoduro 1200, passé 7 000 tr/min, ça remue velu : ça vient de là, ça vient des 130 bourrins. Hummm, bons bourrins, très bons ! La même Dorsoduro, passée la première bosselure, ça remue de partout... Ça vient de là, ça vient de... Bon allez, plongez-vous dans ce qui suit, on y parle gros moteur, suspensions tendres, antipatinage, ABS et puis on s’interroge sur son avenir.

L’Aprilia Dorsoduro 1200 en action. © Milagro
Comme distributeur à torgnoles, le twin Aprilia de 1 197 cm3 se pose là. Slurppp ! Encore un bon, un gros « poum-poum » qui décape ! Pourtant, juste avant de filer encaisser la rafale de baffes qui ne manqua pas d’arriver (voir plus loin), il faut bien avouer que l’on doutait... La faute à la frangine tout ça !
Ouais, l’autre là, la p’tite Dorso qui cube pas plus qu’une bouteille de pinard... Celle qui, du haut de ses 75 cl de cylindrée et ses 95 chevaux annoncés promettait la lune et se présentait telle une patineuse sur bitume. Eh bien pffffff... Sitôt essayée, sitôt démasquée. Sitôt passée sur le banc, sitôt à raplapla le soufflé... Les sensations n’y étaient pas, pas plus que les chevaux. Du moins pas les 15 derniers. Sorte de rendez-vous manqué.
Alors légitimement, pour la grosse, on doutait. Si bien qu’une malheureuse anticipation nous poussait à appliquer ce vilain ratio de déperdition et de miser sur 110 chevaux grand max en faveur du plus gros supermotard de la production. Mais faute de banc de puissance (la compagnie aérienne Iberia n’autorisant que 23 kg maxi en soute et par personne), nous n’avons pas été en mesure de prendre sur place le pouls du bicylindre Twin Spark (TS = à double allumage, soit deux bougies par cylindre).
Cependant, au poignet et au feeling, nous lui avons trouvé une (très) bonne santé ! Souple et disponible dès les plus bas régimes (2 000 tr/min en 5e sans pilonnage ni anémie), le gros twin distribue baffes et torgnoles à tours de vilo sur une large plage de régimes. Et surtout dans le dernier tiers du compte-tours. Fort entre 4 et 6 000 tr/min, l’équipage mobile reprend de l’élan dès 7 000 tr/min et file déclencher la coupure d’allumage 2 500 tr/min plus loin. Là, l’entrée en action du rupteur ne vous stoppe d’ailleurs pas brutalement. On en connaît qui interviennent si sauvagement à ce moment-là qu’ils vous envoient directement goûter du pontet de guidon !
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