Essai complet - Aprilia RSV4 Factory APRC Spécial Edition
Mettre à fond plein angle sans se satelliser ?! Voilà une des promesses de la RSV4 Factory APRC SE ! Alors, prêt à lui accorder votre confiance ? Si oui, potentiellement, vous progresserez. Mais il faudra adapter votre pilotage et conditionner votre cerveau.

L'Aprilia RSV4 Factory APRC SE en action. © DR
Incroyable et pourtant, cette RSV4 Factory APRC Special Edition (c’est son nom) pourrait presque vous garantir sur facture un beau niveau de pilotage ! « Presque » parce que pour y prétendre, une confiance aveugle en sa batterie de calculateurs électroniques s’impose. Sur le papier, y a pas plus simpliste : on se persuade que les capteurs sont bien branchés, que l’unité centrale électronique se porte comme un charme et il ne reste alors qu’à débrancher les connexions d’en haut, celles du cerveau. Alors, prêt à souder comme un sourd ?
Bon, à l’occasion d’un premier test, à froid et par acquit de conscience (histoire d’être plus sûr que sûr), s’élancer en piste avec l’ATC (Aprilia Traction Control) calé sur 8 (soit son niveau de sensibilité le plus alerte) est idéal pour faire connaissance avec le système. C’est ainsi que l’on a procédé le jour du lancement presse de l’engin. Enfin plus exactement ce fut la stratégie mise en place par le staff Aprilia.
Très vite la raison de ce protocole nous saute au casque : sur 8, n’importe lequel d’entre nous excite les circuits du processeur. Donc, chaque gaillard (ou gaillarde) qui roulera à bord de la RSV4 Factory APRC Special Edition (je sais c’est long, on va abréger) ressentira au moins un p’tit quelque chose. Ce petit quelque chose se manifeste par un bridage largement palpable du V4 sitôt que l’on tourne la poignée sur l’angle. Et même si la remise des gaz est aussi minime que l’inclinaison de la machine, l’ECU freine le couple moteur.
Du coup, innocemment, on en vient à se dire : « Il était mieux rempli que ça à mi-régime ce V4 dans mes souvenirs... » Ouais, parce que là, ça ne ressort pas. Mais alors pas du tout... Le V4 semble vide comme un condom de vieux pépé (sic)... Nouvel essai au-dessus de 8 000 tr/min, sans la moindre circonspection, sitôt à la corde, je soude ! Toujours rien... C’est mou... Oh non, attends ! Tandis que je relève doucement la meule, il me semble qu’il se passe un truc... ? « Ouais, ouais, change pas d’main, j’sens qu’ça vient ! » C’est net, plus la moto se redresse, plus ça tracte.
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