Essai complet : BMW G 650 GS
Retirée du marché français en 2007 après 14 ans de loyaux services et une refonte majeure en 2000, la BMW F 650 GS semblait définitivement enterrée. Pourtant, elle renaît cette année dans nos terres sous le nom de série « G ». Le petit trail forme l’entrée de gamme de la marque à un prix réduit de 6 999 €.

La BMW G 650 GS en action. © Bruno Sellier
Quelle étrange sensation lorsque l’on essaie un nouveau modèle qui surgit en fait du passé. Pas d’effet de surprise, pas d’innovations à remarquer, mais un classique à redécouvrir : la BMW G 650 GS, anciennement dénommée F 650 GS sur nos terres. Le petit trail allemand de 652 cm3 a en effet changé de nom, puisque c’est désormais le bicylindre de 798 cm3 qui équipe la F 650 GS du catalogue actuel (implacable logique). La « G » présentée ici marque donc la renaissance de l’ancienne « F », célèbre pour sa double victoire du Paris-Dakar en 1999 et 2000.
Mais sortons de cet enchevêtrement nominatif finalement bien compliqué pour une machine, au contraire, simple de tout point de vue. Niveau look tout d’abord, avec ce tableau de bord de type « monobloc en plastique » gris clair, tout droit sorti des années 90. Pas très joli mais parfaitement lisible au moins. À l’image du reste de la machine d’ailleurs. Les finitions sont bonnes, comme souvent chez BMW, mais la qualité des matériaux semble inférieure aux standards habituels de la marque. Plastiques omniprésents (réservoir, bec, optique, garde-boue, arrière de selle, etc.), caoutchoucs un peu grossiers sur les poignées et les repose-pieds, l’écusson blanc et bleu paraît presque incongru sur cette moto.
Au final, même si elle n’arbore pas la double optique asymétrique propre aux nouveaux modèles, le style GS se reconnaît au premier coup d’oeil. Un look un peu vieillot donc mais qui réussit à s’inscrire dans celui de la gamme. C’est toutefois sur route que se manifeste la vraie simplicité de la « G », dans le bon sens du terme. Elle en devient même presque bluffante. Les 53 ch du monocylindre Rotax s’exploitent sans peine pour peu que l’on évite de tomber sous les 2 500 tours. Au-delà, la machine répond avec emphase aux sollicitations de la poignée droite, dans un léger « ronron » amusant camouflé par la sonorité du moteur.
Grâce à un amortissement souple et un comportement routier plein de vivacité, le petit trail se montre même très ludique. Sa puissance et son couple (6 mkg) modestes permettent de remettre du gaz sur l’angle sans se faire aucune frayeur. Le pilotage sportif se révèle donc plaisant et incite même au jeu, d’autant que le simple disque avant avec double piston suffit amplement à freiner les 190 kg de la « G ».
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Personnellement je la trouve trop chère aussi, c'est vrai que 2000 euros moins chère, elle aurait plus de succès.
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quelle plus value par rapport aux XT R/X de yamaha!
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cette GS reste néanmoins une excellente machine dans sa catégorie et seul le prix représente pour moi un frein à l'achat.
le problème est le même pour yamaha, 6000 et 7000 pour les XTR XTX sans l'image de marque ca fait tout aussi chéros le morceau!
a quand un vrai retour du trail mono "routier" à moins de 5000 euros?
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