Essai complet BMW R 1200 R
La BMW R 1200 R fait partie de ces machines qui cultivent une certaine discrétion. Pourtant, derrière cet effacement relatif se cache une machine gagnant à être davantage mise en lumière. D’autant qu’avec le nouveau millésime, ce gros roadster bicylindre a reçu de réelles évolutions, soulignant ses nombreuses qualités.

Parmi les roadsters à cardan, cette BMW est sans nul doute la plus dynamique et la plus homogène. © Bruno Sellier
S’il est indéniable que la grosse nouveauté 2011 de BMW n’est autre que la K 1600 GT (et GTL), il ne faut pas oublier que le constructeur bavarois a également fait évoluer deux autres modèles : l’entrée de gamme F 650 GS, ainsi que cette R 1200 R. Quelque peu éclipsé par l’extravagance du vaisseau amiral allemand, le roadster nanti du flat-twin ne fait que suivre le mouvement entamé par ses congénères pourvus de la même motorisation (GS et RT).
En l’occurrence, il s’agit d’une « montée en gamme » mécanique, qui offre deux arbres à cames en tête – au lieu d’un – au bicylindre à plat. Et si la différence visuelle se résume à de nouveaux couvre-culasses (deux vis de fixation contre quatre à la précédente version), c’est plutôt du côté des chiffres (et des sensations de conduite) qu’il faut mesurer l’étendue de cette évolution. Grâce à sa nouvelle distribution, le flat gagne 3 chevaux (110 en version libre, 107 pour la France) et 0,4 mkg (12,1 dorénavant). Plus costaud sur la quasi totalité de sa plage de régime, il bénéficie en outre d’une valve à l’échappement censée lui procurer davantage de personnalité dans sa « voix ».
Sans rien perdre de la souplesse propre à cette architecture, le twin germanique grimpe avec plus d’allégresse en régime, soufflant copieusement entre 3 et 6 000 tr/min avant de connaître une petite baisse de forme et repartir de plus belle vers la zone rouge (8 500 tours). On remarquera au passage une nouvelle instrumentation, de facture plus conventionnelle, avec compteur et compte-tours désormais juxtaposés (ils étaient l’un au-dessus de l’autre jusqu’alors), intégrant de série l’indicateur de rapport engagé.
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J'ai bien aimé votre essai de cette BMW, mais je me permets de vous signaler que la Classic a des jantes qui ne sont pas à rayons croisés, comme d'autres modèles de la marque, mais à rayons droits qui imposent des chambres à air.
Bravo encore pour votre revue que je lis depuis 1971
A+
Didier
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