Essai complet - Ducati Diavel
Arrivant comme un cheveu sur la soupe dans le catalogue Ducati avec son gros gommard arrière, son physique hors norme et son look ravageur, la Diavel vient encore renforcer la gamme sportive du constructeur italien et entend rivaliser avec des muscle bikes de la trempe des Yamaha Vmax, Triumph Rocket III ou Harley-Davidson V-Rod.

La Ducati Diavel en action. © DR
Il y avait longtemps que Ducati n’avait pas sorti de moto originale et décalée, à l’image de cette fameuse Diavel, sorte de mix entre roadster, custom et sportive. Les derniers modèles « non sportif » commercialisés par la marque transalpine remontent à l’époque des customs Indiana 350 (1985), 650 (1986) ou 750 (1987).
Ducati aurait donc décidé de prendre le risque en 2011 de lancer un modèle loin des standards les plus récents de la marque et de créer ainsi un nouveau style. Conçue pour concurrencer la Yamaha Vmax, la Triumph Rocket III Roadster ou encore la Harley-Davidson V-Rod Muscle, la nouveauté de Bologne s’est donnée les moyens d’y parvenir, affichant un look « rentre-dedans » et un gabarit XXL.
Par ailleurs, la Diavel dispose du bicylindre Testatretta 11° de 1 198 cm3 aux gènes sportifs issu de la Multistrada 1200 et développant 162 ch et 13 mkg de couple, ainsi qu’une partie-cycle digne des standards Ducati. On notera aussi, et surtout, un package high-tech composé pêle-mêle d’un accélérateur électronique Ride by Wire, d’un contrôle de traction (DTC), de trois modes de conduite (Sport, Touring et Urban), d’un ABS de dernière génération, d’un système de clé de contact main libre et d’un écran couleur sur le réservoir.
Après avoir digéré ces données techniques prometteuses, il nous restait surtout à voir ce que valait cette machine trapue en action. Donnée pour 210 kg à sec, celle que nous avons eu l’occasion de tester n’accusait que 207 kg sur la balance – seule la version Carbon, lors du lancement officiel réalisé dans le Sud de l’Espagne, à Marbella, étant disponible. Tout droit sorti de l’enfer, ce démon italien aux lignes novatrices impressionne par son gabarit.
Étrangement, lorsque l’on monte dessus, le ressenti est tout autre. Les craintes de trouver une moto large ou lourde à manoeuvrer se dissipent. En effet, une fois installé, on découvre, les deux pieds bien posés au sol, une machine confortable, très fine à l’entrejambe, basse de selle (770 mm) et offrant un triangle guidon/repose-pieds/selle des plus agréables. Le buste droit, les bras tendus et les jambes légèrement repliées, on actionne les commandes avec aisance (lire la suite page 2).
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