Essai complet - Honda GL 1800 GoldWing
Remaniée après des années de veille, histoire de ne pas laisser la vedette à une concurrence teutonne affutée, la GoldWing brille toujours par l’aisance avec laquelle elle laisse emmener ses 400 kg de luxe et de volupté. Mais la modestie de ses évolutions laisse penser que ses ingénieurs se sont, eux aussi, laissés aller à une certaine facilité.

La GoldWing fait preuve d’une aisance surprenante sur petites routes, à la stricte condition d’observer une conduite coulée. © DR
Avec l’apparition d’une concurrence quasi directe incarnée par la BMW K 1600 GTL (six-cylindres en ligne, équipement pléthorique, capacité de chargement dantesque...), les dévoreurs d’asphalte et autres moto-taxis pouvaient légitimement s’attendre à une réponse à l’avenant de la part de la nouvelle GoldWing, d’autant que celle-ci n’a pas véritablement évolué depuis 2001 (2007
a certes vu l’apparition d’un airbag frontal au catalogue des options, mais le moteur et la partie-cycle sont restés les mêmes).
Las, un premier coup d’œil sur les photos de la belle suivi d’un second à sa fiche technique ont tôt fait de le confirmer : l’ultra-routière de chez Honda n’évolue quasiment pas. Oh, bien sûr, histoire de rendre un hommage déférent au staff technique qui s’est occupé de cette très légère mutation, on peut en égrener les détails : les flancs de carénage redessinés et teints en gris métal (rappel d’une signature esthétique initiée par la VFR 1200), les prises d’air symétriquement découpées dans la tête de fourche, l’arrière aux lignes plus saillantes et les valises à la contenance accrue (désormais 150 litres), le nouveau GPS qui permet de programmer ses itinéraires et de les partager sur le Net, l’équipement hi-fi revu qui dispose d’une connectique Ipod (dans le vide-poche) et USB (à l’intérieur du top-case), la selle redessinée afin d’offrir un surcroît de maintien au pilote et son passager, la protection au vent sensiblement retravaillée, les nouveaux réglages de la suspension pilotée ou encore l’apparition d’extracteur d’air à l’arrière réduisant la traînée aérodynamique.
Bref, un bel inventaire à la Prévert qui en impose un peu sur le papier et pas tant que ça sur la route : aucune de ces améliorations n’est susceptible de changer la vie d’un possesseur d’une Gold sortie de chaîne au cours de la décennie 2000 et encore moins de le faire courir chez son concessionnaire Honda pour renouveler illico sa monture.
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Avant qu'ils se mettent a acheter du teuton, on a le temps !
Et je parle même pas du marché nord américain, o avec les highways limitées à 88 km/h, les 100 ou 160 cv ça fait aucune différence pour eux !
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