Essai complet - Metiss : un train d'avance ?
La Metiss est extraordinaire à plus d’un titre. Techniquement et grâce à son train avant JBB, elle fait preuve d’un niveau de performances épatant. Humainement, elle fédère une colonie de passionnés qui, du haut de leurs modestes moyens, défient les meilleurs teams lors des courses d’endurance. Et pourquoi le fait-elle si bien ?

Les chronos affichés par la Metiss sont très proches de ceux réalisés par les meilleures machines Superstock. © Eric Celis
La Metiss peut repousser encore un peu plus loin ses capacités de super freineuse. Parce que c’est bien là un de ses gros points forts. En effet, le train avant JBB à double triangulation limite considérablement la plongée au freinage et limite par là même la variation d’empattement. Et ce n’est pas une légende, croyez-moi. Si la prise en main et les premiers tours de roues ne trahissent pas l’absence d’un train avant conventionnel, la première prise des freins un peu appuyée en bout de ligne droite vous retransmet illico un p’tit quelque chose...
La moto ne plonge pas, tandis que le transfert de masse se contente de vous soulever gentiment les fesses. Alors on en redemande. Terrain idéal, le circuit Bugatti comporte quelques beaux bouts droits, qui imposent une sévère prise de levier pour contrer l’énorme accélération d’une 1 000 cm3 de plus de 180 chevaux. Je ne pense plus qu’à ça : freiner toujours plus fort ! Résultat : zéro amorce d’instabilité, la Metiss est imperturbable, accepte de garder les freins très tard lors de la mise sur l’angle et se joue du lâcher de levier.
Dans l’exercice du freinage ou de l’accélération, la géométrie reste proche de celle mesurée en statique. Du coup, ces phases cruciales conditionnant la chasse au chrono et l’usure des pneus sont particulièrement maîtrisées. Voilà comment, avec un moteur stock, cette Metiss construite sur base de Suzuki GSX-R 1000 parvient à signer des résultats vraiment remarquables.
Verdict
Hubert-Félix Thiéfaine, auteur-compositeur à ses heures, écrivait : « Si j’étais Dieu, je croirais pas en moi et si j’étais moi, je me méfierais... » Eh bien que les dieux de la fourche télescopique méditent un peu cette réflexion... Oooh... il y a peu de chances qu’ils reconnaissent leurs erreurs et qu’ils se penchent sur une autre approche des liaisons au sol de sitôt. « Voyons déjà s’ils peuvent nous battre avec leur “truc” », doivent-ils penser très fort. Alors si seulement le team Metiss pouvait mener à loisir le développement de son bébé, la musique jouée ne serait assurément plus la même... Encore une histoire du pot de terre contre le pot de fer, mais l’aventure est définitivement belle et pleine d’espoir.
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Faut-il envisager un rapprochement avec Tech3 ou autre "fabricant" de châssis qui ne font que recopier ce qui existe déjà et sans recherche de nouveauté ?
Moteur identique, pneus et essence identique le châssis devrait faire la différence si le pilote sait adapter son pilotage.
Pour avoir côtoyé en course, Michel ROBERT et les BMW et Suzuki JBB, je suis persuadé du bien fondé du châssis JBB et si j'avais les moyens je me ferait bien réaliser une moto légère, maniable et bonne freineuse pour la route et m'amuser sur les petites routes. Même avec un petit moteur mono ou bicylindre cela doit être l'idéal pour régler sa moto en condition solo ou duo et ne pas perdre de qualité de confort.
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