Essai complet - Yamaha FZ8
Sur les délicieuses routes ensoleillées des environs de Marseille, le nouveau roadster Yamaha nous a dévoilé ses armes dans son ambitieuse quête de sacre commercial. Verdict.

La Yamaha FZ8 possède un excellent moteur mais ses suspensions s’en montrent indignes. © Jacques Clipet
La FZ6 n’est plus, vive la FZ8. Yamaha redistribue donc les cartes dans sa gamme roadster en s’attelant à rendre son offre la plus cohérente possible. Ainsi, entre une XJ6 destinée à séduire essentiellement les débutants et une FZ1 chargée d’appâter les amateurs de grosses cylindrées, la place était toute trouvée pour une 800 cm3, positionnée comme clé de voûte et appelée à de grands espoirs de réussite. L’objectif est clair : atteindre le niveau de ventes des meilleures années des FZ6 (dont la production est stoppée mais qui restent encore en concession jusqu’à épuisement des stocks), soit 5 000 immatriculations par an (entre 2 500 et 3 000 pour 2010). Sacré challenge !
Afin de mettre toutes les chances de son côté, les ingénieurs de Yamaha n’y sont pas allés par quatre chemins. Pragmatisme et souci d’économie semblent bel et bien au coeur de la conception de celle qui aura la lourde tâche de s’attaquer frontalement à sa concurrente toute désignée, la célèbre Z 750, véritable favorite des motards français.
D’ailleurs, tout comme la Kawasaki, la nouveauté de la marque aux trois diapasons a choisi une mécanique dérivée d’un bloc sportif de cylindrée plus importante, en l’occurrence le moteur officiant dans la FZ1, lui-même issu d’un quatre-cylindres de R1. En réduisant le diamètre des pistons (l’alésage) de 7,7 à 6,8 cm, la cylindrée exacte affichée par la FZ8 est de 779 cm3. Pour continuer dans les chiffres, sachez que le roadster Yamaha développe 106,2 ch à 10 000 tr/min pour 8,4 mkg à 8 000 tr/min sans le moindre bridage, gage de hauts régimes sans entrave électronique.
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Au niveau du moteur, il est sympa, tracte bien dès les bas régimes, mais le trou entre 5000 et 6500 peut se réveler gênant, surtout dans les dépassements où on manque un poil de reprise. La boîte est assez dure mais s'arrange au bout de quelques milliers de kilomètres. Mais c'est pas celle d'une Honda !
Coté garde au sol, j'ai pas réussi à faire frotter malgré une bonne attaque. Je suis en limite des pneus (Battlax 021) et ça glissouille mais ça frotte pas encore.
Coté suspension, y'a un hic. Tout seul, ça passerait, ça la joue souple, mais à deux, c'est sur les butées qu'on passe la plupart des bosses ! Quand au train avant, j'ai du dribble sur les gros freinages très appuyés : ça verouille en tremblant style ABS. Attention à vos entrées de virages sur les freins : la fourche n'est pas assez amortie.
Dès que j'ai 4 sous, je vais mettre un amorto arrière avec de l'huile dedans et changer l'huile de fourche pour une plus épaisse.
On sent qu'il y a du potentiel dans cette machine et le tableau est assombri par l'amortissement indigne du prix qu'on l'a payé.
Comme dans toute machine, y'a du ,bon et du moins bon. Tout n'est que compromis et priorités personnelles. Certains la préfèreront à une Z, d'autre iront chercher ailleurs leur bonheur : il en faut pour tous les goûts.
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Ce n'est que mon avis ^^
V
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