Histoire - Les quatre-cylindres au début du XXe siècle
Très vite, les constructeurs de motocyclettes multiplièrent les cylindres comme d'autres le firent des pains... en les plaçant dans tous les sens, sauf dans celui qui fit son succès depuis l'ère japonaise ! Focus sur les premières tentatives de quatre-cylindres datant du début du siècle dernier. Vous pouvez retrouvez le dossier complet, qui couvre une période s'étirant jusqu'aux années 60, dans le Moto Revue Classic n° 48 (jan-fév. 2010) avec de nombreuses photos d'époque.

Petite mise en scène fictive comme on les aimait au début du XXe siècle, mais la F.N. 1906-07 est bien réelle. © Collection Bourdache
"Son moteur (...) multiplie par quatre les risques de pannes et oublie délibérément la règle d’or de la construction motocycliste : la simplicité." C’est ainsi qu’un lecteur de la revue anglaise The Motor démolissait la quatre-cylindres 5 HP de Charles Binks présentée par ailleurs sur une demi-page de publicité dans la même revue du 10 février 1904, ce qui en fait la première quatre-cylindres à prétentions commerciales. On oubliera une mystérieuse Holden (1898 ?) que personne ne s’est vanté d’avoir vu fonctionner. Quant à notre V4 Clément, ce monstre était destiné à l’aviation.
Le lecteur de The Motor critiquait la position longitudinale des cylindres néfaste au refroidissement. Binks ajouta un ventilateur. Une semaine plus tard, The Motor signalait la sortie au Salon d’une Binks quatre- cylindres au moteur transversal... Mais elle n’a pas survécu malgré ses 28 arguments publicitaires proclamant, entre autres, qu’elle « pouvait être pilotée par un infirme ».
De ce côté-ci du Channel, elles avaient ouvert la voie à plusieurs quatre-cylindres taillées sur le même patron : FN et Antoine (Belgique) ; Laurin-Klement (Tchécoslovaquie) ; Bock & Hollender (Autriche) ; Dürkopp (Allemagne), toutes à moteur longitudinal. Des cinq, seule FN survivra dans le quatrecylindres.
Elle n’était pourtant pas la plus “moderne” cette FN d’à peine 400 cm3. Pas d’embrayage ni vitesses, des soupapes automatiques mais, luxe en ces temps de courroies glissantes et fragiles, un arbre de transmission avec accouplement “élastique”. Souplesse et silence (« le bruit d’une machine à coudre », écrivait un contemporain), feront son succès (...)
Ce texte est extrait d'un dossier de 10 pages consacré au quatre-cylindres avant l'ère nippone (fin des années 60) et illustré de nombreuses photos d'époque, publié dans le Moto Revue Classic n° 48 (jan-fév 2010).
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