Humeur - Lobbying sémantique
Journaliste à Moto Revue, Enguerrand Lebec revient sur un épisode marquant de l’année 2011. Le désir du gouvernement d’interdire les avertisseurs de radars s’est confronté au désir des fabricants de ces derniers de faire perdurer leurs entreprises.

Illustration Jacques Vivant
Le 28 novembre dernier, l’accord passé entre les constructeurs d’avertisseurs de radars (réunis sous le nom d’Afftac) et le ministère de l’Intérieur a pris effet. Désormais, les nouveaux appareils n’indiquent plus les radars, mais des « zones dangereuses », tandis que les utilisateurs d’appareils plus anciens sont théoriquement dans l’obligation de mettre à jour leur boîtier. Ce dernier volet dans la polémique qui a secoué en 2011 le secteur des avertisseurs de radars ajoute un épisode à ce qui fut l’un des feuilletons de l’année.
Et qui est un symbole fort de notre époque contrastée. Résumons l’affaire en deux mots : le début de l’année 2011 fut catastrophique au niveau du bilan des accidents de la route. Au printemps, le gouvernement décide de réagir et de prendre des mesures répressives, dont celle d’interdire purement et simplement les avertisseurs de radars. En mai dernier, les principaux fabricants d’avertisseurs fomentent la riposte. Ils se rassemblent en association – l’Afftac donc –, se font omniprésents dans les médias, brandissent la menace de la clé sous la porte d’entreprises qui fabriquent en France et demandent à leurs clients de manifester pour les défendre.
Le coup de génie des dirigeants de l’Afftac ? Brandir à tour de bras un nouveau mot pour définir leur produit, celui « d’outil de sécurité ». Ce terme, les membres de l’Afftac vont le défendre bec et ongles, quitte à abuser de la mauvaise foi aux heures de grande écoute. Car il est évident que le client continuera surtout de vouloir se protéger des radars. D’autant que la plupart des GPS classiques annoncent également les perturbations du trafic. Mais l’efficacité du mouvement est telle que l’Afftac obtient gain de cause et qu’un accord est signé en juillet dernier.
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Alors je préfère mon "bon vieux GPS" avec la liste des radars en POI, c'est gratuit et efficaces, peut être pas autant que les appareils dédiés mais de si peu que je me contente de mon GPS ;)
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Alors, ouf ! On est pas passé loin !
C'est sur, Monsieur Lebec, qu'on continue à payer. Mais je préfère mettre 200 € une fois par an de 90 € tous les 10 km.
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