JMB - Un parcours unique : la vitesse (3/4)
Nous vous proposons de revoir le parcours de ce champion d’exception en quatre volets : introduction, le cross, la vitesse puis l’endurance. Aujourd’hui, la vitesse.

Dompter la 500, a fortiori sous la pluie, est une expérience dont JMB conserve de grands souvenirs. « Après ça, tout paraît fade », dit-il. © DR
Les GP et la catégorie 500
Ce fut une surprise énorme, un choc inattendu : lorsque Jean-Michel Bayle annonça qu’il voulait arrêter le motocross, au milieu de l’année 1992, il était au firmament de sa discipline. Triple champion US en supercross (250), en motocross 250 et 500 en 1991 (un triplé resté unique dans l’histoire du cross US), il honora sa dernière année de contrat avec Honda US sans trop de conviction (Ndlr : ce qui ne l’empêcha pas, malgré une toute nouvelle machine à mettre au point et de multiples problèmes relationnels au sein du team Honda, de manquer de peu de remettre le couvert en supercross).
« Ma décision d’arrêter le cross a été le fruit d’une réflexion lente et logique, axée sur le long terme. Quand cette réflexion s’est imposée à moi, je l’ai tout simplement programmée et appliquée. » Au début, en 250, JMB roulait au sein d’une équipe financée par Chesterfield, avec Alain Chevallier aux manettes. Il disait à l’époque : « En vitesse, c’est pas le physique qui te limite mais les pneus qui glissent. C’est à toi d’apprivoiser cette limite et de la repousser, mais t’es pas essoufflé, t’as pas les bras durs, rien de tout ça, c’est du feeling pur, tu es sur le fil du rasoir, donc c’est quand même très intéressant. » Après cette année d’apprentissage, JMB, dès 1994, intégra l’écurie officielle Aprilia aux côtés de Max Biaggi et de Jean-Philippe Ruggia, et y resta jusqu’en 1995. On retiendra de ces deux saisons le fait qu’il se mêla régulièrement à la bagarre pour le Top 5, et qu’il signa une pole position (en Argentine en 95).
Puis ce fut la 500, dans l’équipe de Kenny Roberts Senior, d’abord sur Yamaha (en 1996) puis sur Modenas (1997 et 1999), trois années entrecoupées par la saison 1998 passée au sein d’une équipe managée par Wayne Rainey (mais JMB ne roula qu’en fin de saison, victime d’un gros traumatisme crânien consécutif à une chute survenue au cours d’essais hivernaux). Deux pole positions (Brno en 1996 et Imola en 1998), une 4e place (Imola 96) restent ses meilleures performances en 500, ainsi qu’une 9e place finale en 1996. Des résultats qui furent loin d’être ridicules mais qui laissèrent un goût d’inachevé dans la bouche des observateurs réguliers du microcosme des Grands Prix.
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