JMB - Un parcours unique : le Supercross (2/4)
Nous vous proposons de revoir le parcours de ce champion d’exception en quatre volets : introduction, le cross, la vitesse puis l’endurance. Aujourd’hui, le Supercross.

Il célèbre son titre Supercross US 1991 avec Roger De Coster à Oklahoma City. © DR
Le supercross, avec le trial tel qu’il est pratiqué aujourd’hui au top niveau, c’est la discipline la plus technique et la plus difficile à maîtriser en tout-terrain. Le supercross, c’est une sorte de concentré de motocross. Le SX est à peu près au MX ce que le ski de bosses est au slalom super géant. Un concentré de difficultés plutôt épicé, une discipline de haut vol qui exige une précision absolue. Quand on s’envole sur des triples sauts longs d’une vingtaine de mètres ou qu’on aborde une série de whoops, ça se joue à quelques dizaines de centimètres près.
Jean-Michel, une référence sur le plan technique à l’époque où il roulait en supercross, n’a pas oublié. « En supercross, les différences de niveau sont évidentes, entre l’un qui passe vite et tout en fluidité, et l’autre qui paraît taper les obstacles et lutter contre eux plutôt que de s’en servir pour aller vite. C’est avant tout énormément de travail, d’heures passées sur la moto, d’heures passées à gamberger. » JMB fut une sorte de chercheur dans ce domaine et y défricha des terres inconnues, faisant avancer la science du pilotage et décrochant avec le titre de 1991 une sorte de prix Nobel de la discipline en guise de validation de son talent et de son travail.
C’est ainsi qu’au début des années 90, alors qu’il entamait ses trois années de contrat avec Honda US en supercross et en motocross, il eut l’idée au cours de ces innombrables séances de testing de déplacer le moteur dans le cadre de sa Honda officielle, afin de modifier l’influence de la transmission sur la suspension. De cette façon, expliqua-t-il à l’époque (et une fois sa carrière off-road achevée !), il réglait sa moto pour qu’elle ne monte pas trop haut sur les sauts, ce qui lui permettait de passer un peu moins de temps en l’air, et de doubler ses concurrents... qui le voyaient passer un peu plus bas et atterrir plus tôt !
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