Et pourquoi pas six cylindres ? Après tout, nombreux étaient ceux qui pensaient qu’un quatre-cylindres en ligne serait trop encombrant (voire inutile) sur une moto de route. Honda a prouvé le contraire en 1969. Et puis le grand Mike Hailwood n’a-t-il pas fait rêver toute une génération de motards avec ses titres de champion du monde sur les 250 et 350 de Grands Prix ? Il aurait d’ailleurs été logique que le numéro 1 mondial tire le premier. Eh ben non, pour une fois ce sont les Italiens qui ont fait le freinage à tout le monde. Il s’agit plus précisément de Benelli, qui appartenait à l’industriel argentin Alessandro de Tomaso (propriétaire aussi de Maserati, Innocenti, Ghia, Vignale…). Il veut faire de la marque un fleuron de l’industrie moto italienne, à l’instar du coupé automobile Pantera qu’il produit sous son nom.
La Sei sera donc commercialisée en 1974 en Italie, quatre ans avant la Honda CBX dont la présentation aura un retentissement mondial. Et pourquoi donc la une des magazines pour la nippone et pas pour la ritale ? Certains vous diront qu’on ne prête qu’aux riches, et c’est un peu vrai, mais tout même, la CBX dispose de plus d’atouts (cylindrée, puissance, double-arbre, etc.) et puis la Benelli a joué les Arlésiennes : présentée en octobre 72, elle sera commercialisée en 1975 en France, le secret était un peu éventé.
Quant à la maison Kawasaki, elle se fait une nouvelle fois griller la politesse par Honda après le camouflet de la CB 750. Comme avec la Z900, le constructeur se venge en jouant à Monsieur plus. La Z1300 est donc équipée d’un refroidissement liquide et d’une transmission par arbre et cardan. Les mauvaises langues se demandent s’il s’agit encore d’une moto puisque le « poids total en charge » atteint des sommets.
Le décor est planté et les trois machines sus-nommées sont devant nous. Première constatation, la course à l’armement a fait des dégâts car si la Benelli garde un gabarit normal, sur la CBX le moteur dépasse de tous les côtés, impression encore accentuée par le cadre ouvert. Quant à la Kawa, soyons francs, elle m’impressionne. Je l’avoue, si j’ai possédé par le passé une Honda et que j’en garde quand même un bon souvenir, j’ai en mémoire des séances de béquillage impossible avec une Z1300, dont une qui s’est terminée avec une belle verte sur le flanc… Espérons que ce comparatif me réconciliera avec elle. (La suite dans Moto Revue Classic n°34)
La Sei sera donc commercialisée en 1974 en Italie, quatre ans avant la Honda CBX dont la présentation aura un retentissement mondial. Et pourquoi donc la une des magazines pour la nippone et pas pour la ritale ? Certains vous diront qu’on ne prête qu’aux riches, et c’est un peu vrai, mais tout même, la CBX dispose de plus d’atouts (cylindrée, puissance, double-arbre, etc.) et puis la Benelli a joué les Arlésiennes : présentée en octobre 72, elle sera commercialisée en 1975 en France, le secret était un peu éventé.
Quant à la maison Kawasaki, elle se fait une nouvelle fois griller la politesse par Honda après le camouflet de la CB 750. Comme avec la Z900, le constructeur se venge en jouant à Monsieur plus. La Z1300 est donc équipée d’un refroidissement liquide et d’une transmission par arbre et cardan. Les mauvaises langues se demandent s’il s’agit encore d’une moto puisque le « poids total en charge » atteint des sommets.
| Photo Fabrice Berry |

