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Yamaha EXUP, Suzuki SET, etc.… Beaucoup de constructeurs donnent un nom à leur système de valves à l’échappement. Ce système apparu dans les années 80 doit, selon les constructeurs, apporter un gain de couple à bas régime tout en favorisant les hauts régimes. Reprenons depuis le début : un échappement sert à canaliser les gaz d’échappement. Si le collecteur et le tube sont nécessaires pour le bon fonctionnement du moteur, le silencieux est théoriquement inutile, sauf pour épargner nos tympans. Pour augmenter le rendement d’un moteur, on peut gaver au maximum le ou les cylindres en mélange air/essence, mais on peut aussi aider ce remplissage en vidant le mieux possible la ou les chambres de combustion et pour cela, on installe une valve à l’échappement. Si l’onde de pression créée par les gaz qui s’échappent rencontre une réduction de diamètre du tube d’échappement ou bien une valve, cela crée une onde de dépression qui va d’elle-même vider la ou les chambres de combustion. Toutefois, l’emplacement de la valve et la longueur du tube jouent énormément selon qu’on veut favoriser les hauts ou les bas régimes. Et pour le coup, la plupart des valves à l’échappement ne confirment pas l’argument marketing des constructeurs - « plus de couple à bas régimes » - mais participent le plus souvent à une réduction des émissions polluantes. Alors, gadget ou progrès technique ces valves ? Un peu des deux, car on notera que les machines 4T de compétition n’en sont pas toujours équipées.