Le Bol dehors de Moto Revue
Moto Revue a testé pour vous : la fatigue à moto
Le "Bol dehors", c’est l'expérience un peu étrange réalisée par Moto Revue l'an dernier : quatre pilotes, en duo sur deux machines, avaient pour objectif de rouler durant 24 Heures non-stop autour du circuit de Magny-Cours (voir galerie photo ci-dessous), dans le cadre du Bol d'Or, histoire de mesurer leur endurance et celle de leurs motos... en l'occurence une Honda CB 500 et une Kawasaki ER-6n. Voici, raconté par Trac' (rédac chef de MR) un extrait de cette aventure pas comme les autres.

Arrêt ravitaillement au Bol Dehors. © Flavien Bonanni
(suite de la page 1)
DES CERVEAUX DANS LA BRUME
À l’occasion de ces 24 heures d’endurance, au-delà de la résistance de nos machines, il était également intéressant de tester celle de ceux qui les chevauchaient. C’est le docteur Véronique Viot-Blanc, de l’unité sommeil de l’hôpital Lariboisière, qui nous a fourni de quoi évaluer nos (contre)performances : en l’occurrence, le test des codes de Wechsler. Le principe est simple (à partir de dix chiffres, associés chacun à un symbole, reconstituer en 90 secondes le maximum de paires), le protocole également (un test individuel à intervalles plus ou moins réguliers afin d’évaluer notre capacité de concentration). Et les résultats ? Assez homogènes, à l’exception d’un sujet. En gros : sur la période de 24 heures, trois rouleurs sur quatre ont sensiblement progressé sur le test (mais ils partaient d’assez bas), à l’exception d’un petit tassement après 13 h de moto. En revanche, le 4e (alias Rocco), s’il a survolé le test durant les 9 premières heures, s’est brusquement effondré au milieu de la nuit (ne parvenant même plus à écrire son nom), avant de remonter patiemment et courageusement la pente. La conclusion ? 1. Rouler 24 heures génère de la fatigue mais ne réduit pas drastiquement les performances cognitives. 2. Il en est des mécaniques cérébrales comme des moteurs : les plus affûtées (Rocco) sont parfois aussi les plus fragiles alors qu’avec les plus rustiques, on peut manifestement aller – certes n’importe où – jusqu’au bout de la nuit.
Thomas Loraschi
Photos à visionner dans la galerie ci-dessus.
Page : 1 - 2
Imprimer |
Envoyer à un ami |
Lire les réactions |
Réagir à l'article |
A lire aussi
- Les motos et le tsunami
- Visite éclair au musée Barber
- Jacques Vivant : un dessin rien que pour vous !
- MR à la découverte du Québec
- Pneumatiques : de la création au recyclage
- Mag - Terblanche, le messie de Norton ?
- Echappements : "Limiter le bruit favorise aussi la performance"
- Reportage - Stage de récupération de points vécu de l'intérieur
- Diaporama - La "concentre" des Eléphants 2011
- Vidéo - MR à la concentre des Eléphants













Twitter
Podcast Itune
Application Iphone
Facebook
Flux RSS
Newsletter
[Réagir à l'article] - Signaler
Vu l'épreuve, cela aurait du s'appeler le "bol d'air"!!!
[Réagir à l'article] - Signaler