Pneumatiques : de la création au recyclage
Qu’il accompagne une machine sur quelques tours de pistes ou tout au long de milliers de kilomètres, le pneu moto naît des travaux d’équipes entières d’ingénieurs. À Clermont-Ferrand, celles du fabricant français Michelin nous ont détaillé la vie d’un pneumatique sous toutes ses coutures.

Les décharges sauvages, dangereuses et polluantes, disparaissent peu à peu. © DR
À l’origine, une idée : celle de se positionner à la pointe de la technologie. De se baser sur toutes les avancées techniques acquises jusqu’ici, en compétition comme en recherches pures, pour préparer le produit le plus adapté aux attentes des motards. Voici le credo des ingénieurs Michelin, respecté depuis 1889 et assorti à la politique de la maison : procurer un plaisir de conduite maximal. C’est déjà avec cette problématique en tête que débute la première étape de la conception d’un nouveau train de pneumatiques.
Une première étape qui consiste en une étude de marché précise auprès des constructeurs d’une part et des consommateurs d’autre part. Cette enquête permet de déterminer un axe de recherche pour le prochain pneu d’une catégorie donnée. Doit-il être plus durable ? Plus vif ? Ou plus adhérent sur routes mouillées ? Ce sont, finalement, les acteurs du milieu motard qui répondent à ces questions en exprimant leurs besoins. Et leur satisfaction revêt une importance toute particulière qu’Éric Leyval, responsable du développement de la division deux-roues, explique : « Les motards ont cette particularité d’être peu fidèles aux montes d’origine des motos. Ils sont très souvent connaisseurs et précis sur le produit qu’ils recherchent. » En d’autres termes, seul un équipementier qui a su anticiper les besoins des motards peut se placer correctement sur le marché du remplacement.
Commence ensuite la phase de conception. Les ingénieurs se mettent au travail et testent différents mélanges de gommes, différentes technologies afin d’arriver au meilleur résultat possible. « Le défi, c’est d’améliorer une ou plusieurs performances du pneu (Ndlr : adhérence, longévité, vivacité, etc.) sans en altérer d’autres », reprend Éric Leyval. Dès que la mise au point d’un prototype s’achève, il part entre les mains des pilotes-essayeurs qui le testent en conditions réelles d’utilisation à l’aide de motos de série. Capables de ressentir le plus finement possible les propriétés du train, ces testeurs renvoient aux ingénieurs des indications essentielles, qui serviront de base pour les nouvelles modifications. Une fois que celles-ci sont réalisées sur un autre prototype, les tests reprennent. Et la boucle se poursuit jusqu’à ce que le résultat final remplisse toutes les conditions du cahier des charges établi au préalable. Un processus qui prend en moyenne 2 à 3 ans pour des pneus routiers.
Imprimer |
Envoyer à un ami |
Lire les réactions |
Réagir à l'article |
A lire aussi
- Les motos et le tsunami
- Visite éclair au musée Barber
- Jacques Vivant : un dessin rien que pour vous !
- MR à la découverte du Québec
- Mag - Terblanche, le messie de Norton ?
- Echappements : "Limiter le bruit favorise aussi la performance"
- Reportage - Stage de récupération de points vécu de l'intérieur
- Diaporama - La "concentre" des Eléphants 2011
- Vidéo - MR à la concentre des Eléphants
- Diaporama - Sur la route d'Istanbul




Twitter
Podcast Itune
Application Iphone
Facebook
Flux RSS
Newsletter