Triumph : "Des perspectives de croissance importante"
Jean-Luc Mars a récemment quitté la direction générale de Honda France pour occuper les mêmes responsabilités chez Triumph. Il nous confie ses impressions après son entrée en fonction au sein de la firme anglaise.

Jean-Luc Mars est le nouveau directeur général de Triumph France SAS. © MR
Jean-Luc, comment se passe ton arrivée chez Triumph, tu prends tes marques ?Oui, oui, ça fait 15 jours que je suis en poste, celui de directeur général qui assure la distribution de Triumph à la fois en France et en Suisse. Ça se passe super bien car je retrouve une autonomie que j’aime et que j’avais perdue chez Honda. Chez Triumph, je rejoins une petite structure, agile, flexible, avec de vraies possibilités de prises de décisions locales, et je trouve des produits qui correspondent bien à ma vision, à ma passion de la moto, c’est-à-dire des motos de caractère avec une forte identité. C’est une belle marque, une marque mythique, avec une Histoire. Honda est également une marque merveilleuse, mais il n’y a pas, chez les Japonais, la même volonté de développement. Je travaille aussi avec une équipe motivée, compétente, une équipe de passionnés, et quand on parle le même langage, il y a une mayonnaise qui prend et qui fait que l’on a plaisir à avancer ensemble. Et puis il y a des perspectives de croissance importante, aussi bien grâce aux modèles qui arrivent qu’au réseau qui ne demande qu’à se développer et grandir. Il y a une vraie dynamique et ça, c’est réjouissant.
Quels sont tes premiers chantiers ?
Contrairement à mon arrivée chez Harley ou chez Honda, où je devais clairement changer les choses, je n’arrive pas chez Triumph en situation de crise. Je n’ai donc pas de chantier urgent, immédiat, ou de problèmes majeurs à résoudre : la mission qui m’a été confiée est d’optimiser le développement à long terme de la marque en France et en Suisse. Aujourd’hui, j’ai le luxe de pouvoir prendre le temps de regarder, d’analyser, de comprendre, de dialoguer, mais je n’ai surtout pas le couteau sous la gorge en me disant : « Il y a le feu dans le réseau » ou : « Il y a des ventes en chute libre et j’ai trois mois pour changer la donne... » Je ne suis pas dans cette situation-là. Je dirais que je ne veux pas me précipiter à définir des priorités au risque de me tromper parce que lorsque l’on prend des décisions trop vite, trop tôt, ce ne sont pas toujours les bonnes que l’on choisit. Je peux prendre le temps de bien comprendre l’entreprise.
Ceci est un extrait d'une interview publiée dans le Moto Revue n° 3869, en kiosque depuis le 22 octobre 2009.
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Bravo M. MARS, vous avez suivi votre passion et l'envie de bosser avec des gens qui en veulent, pas des dinosaures en train de rater l'ultime possibilité d'évolution!!!
HONDA c'est la marque soit disant No. 1 mondial qui n'est pas foutue de produire une 1000 Hypersport capable de remporter l'élection de la sportive de l'année...
NO COMMENT!!!!!
Et on ne vas même pas parler des résultats en GP et Superbike/Supersport, histoire de pas avoir besoin de sortir les mouchoirs.
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Client attentif et passioné, je tenais a vous exprimer la forte impression de lacheté que l'on perçoit en lisant vos propos concernant votre départ de Honda puis votre arrivé chez Triumph.
Comment un employeur peut il prendre un directeur comme vous en temps de crise?
Si vous ne souhaitez pas connaitre la crise et vous battre avec, devenez banquier ou assureur, c'est plus en adequation avec votre passion de la moto...
Je vous souhaite bonne chance et surtout de retrouver une motivation digne d'un responsable d'entreprise dans un secteur en crise.
Cordialement,
JC Air
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