Trails
Yamaha TDM 900 - BMW F 800 GS : Duel d'hybrides
Face à sa nouvelle rivale allemande, la pourtant polyvalente Yamaha TDM 900 doit s'incliner. La BMW F 800 GS offre en effet, outre ses qualités routières, la possibilité de quitter le bitume.

Duel d'hybrides
Sous ses allures de trail, la Yamaha TDM 900 a clairement opté pour le bitume. Ses pneus routiers ne lui laissent d'ailleurs pas la possibilité d'emprunter des chemins non goudronnés. La réputation d'hybride de la japonaise est par conséquent mise quelque peu à mal par l'arrivée de la BMW F 800 GS, qui parvient à jongler entre aptitudes routières et capacité à s'aventurer sur les chemins.
Côté moteur, les deux machines disposent chacune d'un bicylindre vertical développant des cavaleries comparables, avec 83 chevaux pour la bavaroise et 81,3 ch pour la japonaise. Et si la Yamaha affiche un surplus de couple grâce à sa cylindrée plus importante (9.1 mkg contre 8.5 mkg), cet écart n'est pas véritablement sensible une fois au guidon, notamment en raison du poids moindre de la "petite" GS.
Mais quand la TDM 900 dispose de débattements de suspension peu élevés (150 mm à l'avant et 133 mm à l'arrière), de roues de 18 et 17 pouces et d'un gabarit imposant (223 kg tous pleins faits), la bavaroise mise sur une roue plus fine de 21 pouces à l'avant, des débattements de suspensions de 230 et 215 mm et un poids tous pleins faits de 217 kg. De quoi permettre à la F 800 GS de quitter l'asphalte, même si l'agilité n'est évidemment pas celle d'un enduro.
Côté prix, l'Allemande se montre bien plus chère
Cette orientation, renforcée visuellement par la présence de protège-mains et d'un sabot moteur, n'empêche pas l'allemande de faire preuve d'une belle aisance sur route. Les enchaînements de virages s'avèrent plus faciles que sur la japonaise, dont l'embonpoint et la rayon de braquage plus conséquent (5 640 mm contre 5 050 mm à la BMW) se font ressentir malgré une hauteur de selle moins élevée. Toutefois, côté stabilité et freinage, c'est cette fois la TDM qui prend le dessus. Les étriers de freins issus de la sportive R1 se montrent convaincants tandis que le feeling au levier de l'allemande pâtit d'une fourche trop souple, qui plonge exagérément sur les freinages appuyés.
Et si les successions de courbes permettent à la BMW de s'illustrer, la tenue de cap de la Yamaha s'avère meilleure une fois placée sur la trajectoire. Reste l'esthétique vieillissante de la TDM, face aux lignes anguleuses de la F 800 GS et à son regard asymétrique résolument plus actuel. Enfin, côté prix, l'allemande se montre bien plus chère : comptez 10 200 euros pour la F 800 GS ABS, contre 9 799 euros pour la TDM ABS. Cette dernière s'incline toutefois face à sa rivale du fait de sa conception plus ancienne, de sa maniabilité moins aisée et de son utilisation exclusivement routière.
Page : 1 - 2
Imprimer |
Envoyer à un ami |
Lire les réactions |
Réagir à l'article |
A lire aussi
- Une semaine en Honda Crosstourer DCT
- Essai complet - Triumph Tiger Explorer
- Essai complet - Honda Crosstourer
- Triumph Tiger Explorer - Moto Revue répond à vos questions
- Honda Crosstourer - Les réponses de Moto Revue
- Essai - Husqvarna 511 SMR
- Comparatif complet - Les Trails de moyenne cylindrée
- Essai complet - Kawasaki Versys 1000
- Face-à-face complet - BMW R 1200 GS / Moto Guzzi Stelvio 8V
- Essai complet - Honda NC 700X


















Twitter
Podcast Itune
Application Iphone
Facebook
Flux RSS
Newsletter
La TDM n'est pas un trail , c'est une machine un peu à part et surtout une excellente routiere.( j'ai fais plus de50000 KMS avec une 850 TDM 3VD DE 1994 )
Je ne crois pas qu'il y ait un modèle chez YAMAHA à comparer à la BMW F 800 GS.
Cordialement,
[Réagir à l'article] - Signaler