Zero Motorcycles : "Notre démarche est sincère et ambitieuse"
Directeur marketing de Zero Motorcycles, constructeur américain de motos électriques, Scot Harden a répondu aux questions de l'envoyé spécial de Moto Revue à l'occasion d'une présentation presse qui est loin d'avoir levé tous les doutes sur le bien-fondé d'une telle entreprise. Le reportage complet est à lire dans le MR n° 3904 (en kiosque jusqu'au 19 avril).

L'atelier de Zero Motorcycles ressemble plus à celui d'une petite concession quà celui d'un véritable constructeur. © Enguerrand Lebec
Effectivement, il y a un fossé entre le métier de directeur marketing d’un constructeur traditionnel et la même fonction exercée au sein d’un fabricant de motos électriques. Cela dit, c’est justement ce qui m’a motivé d’autant plus pour relever ce challenge (*). Ce que je veux dire, c’est que Zero Motorcycles offrait la possibilité de créer quelque chose de vraiment neuf à partir d’une page blanche, là où chez les autres constructeurs on se contente d’apporter sa patte à des évolutions techniques souvent longues et lentes. Chez Zero, nous ne sommes pas dans l’évolution, mais dans la révolution.
Parlons de votre spécialité, le marketing. Zero occupe bien le terrain en termes d’image, alors que les ventes en Europe sont quasi nulles et les motos inexistantes pour le public. Que répondez-vous à ceux qui ont l’impression que Zero est surtout un écran de fumée derrière lequel il n’y a rien de concret ?
Je vois ce que vous voulez dire. Disons que le problème de Zero fut effectivement de vouloir entrer dans l’industrie moto sans aucune expérience en la matière. C’est comme si vous décidiez de faire un temps sur une spéciale d’enduro sans l’avoir reconnue auparavant. Zero avait besoin de gens qui connaissent la trace et le terrain. D’autre part, il est aussi vrai que par le passé, Zero a fait l’erreur de vouloir tout faire trop vite. Ils ont fait beaucoup de promotion autour de motos qui n’étaient pas disponibles et, lorsqu’elles le sont enfin devenues, des évolutions techniques avaient entre-temps rendu ces modèles caducs. Même vous, journalistes européens, avez eu toutes les peines du monde à pouvoir obtenir un essai de la moto. Donc je comprends que les gens se demandent si tout ça, ça n’était pas du vent... Nous étions arrivés à une situation critique dans laquelle les gens connaissaient Zero sans produit. Un paradoxe plutôt flatteur pour la communication de la société, mais intenable à long terme. À présent, nous ne voulons plus faire de promesses que nous ne pourrions pas tenir. C’est pourquoi, je peux vous dire aujourd’hui que nos motos seront disponibles en France dès le mois de mai prochain.
Vous affirmez vouloir changer de stratégie. Pourtant, votre présentation américaine a tout de même des côtés farfelus, comme la visite de vos locaux vides ou l’impossibilité de faire un véritable essai d’autonomie. Seriez-vous poursuivis par vos vieux démons de la communication ?
Je vais être franc avec vous : je déteste ce genre de présentation. Mais ce n’est qu’un début pour nous. Et puis, ce qu’il faut comprendre, c’est que ce rendez-vous en Californie n’est pas la présentation d’une nouvelle moto, ni même celle de notre gamme complète (5 modèles). Nous vous présentons ici une nouvelle entreprise. L’occasion de prendre un nouveau départ et de dire : « OK, par le passé, nous avons peut-être mis la charrue avant les boeufs, voilà à présent de quelle manière nous allons nous mettre au travail. » Estce que cela signifie que nous avons d’ores et déjà fait du bon boulot ? Non bien sûr, cela ne suffit pas, et vous avez raison de le souligner. En tant que compagnie, nous sommes encore des bébés, mais nous voulons faire savoir que notre démarche est sincère et ambitieuse."
Propos recueillis par Enguerrand Lebec
(*) Scot Harden travaille depuis 1992 dans le milieu de la moto. Après des débuts chez Husqvarna, il a notamment oeuvré chez KTM, où il fut l’un des premiers à croire au coloris orange comme marque d’identité des motos autrichiennes. Puis Scot Harden a occupé la fonction de directeur marketing chez BMW avant d’être approché par Zero Motorcycles. C’est aussi un passionné de tout-terrain qui compte plusieurs Dakar à son actif et deux victoires dans la Baja 1000, cette épreuve off-road qui se dispute dans la péninsule mexicaine.
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j'aime et j'adore la nature, et ça, ce n'est pas une moto a mes yeux et ça ne le sera jamais au meme titre qu'un proprio d'un scooter n'est pas et ne sera pas un motard..
Mais le pire, c'est que je suis en contradiction avec moi meme parfois sur se thème....je vais pas jusqu'a parler et penser comme un bipolaire, ou un cas avec double de la personnalité, mais les voitures éléctriques, surtout les modeles sportifs et luxueux comme la Fisker, Tesla ou la mercedes AMG SLS E-CELL je trouve ça beau et fabuleux !!
Et que je trouve les MotoCzycz E1, ou la Mission R comme de superbes belles machines (j'ai pas dit moto hein !) et que j'adorerai voir et vivre une course de TTX-GP de l'intérieur et comprendre comme ça se fabrique réellement, ou on trouve les composés et composants..etc.l'avancement technologique peut-etre ??
Mais pas pour la moto, je sais pas pourquoi, je n'y arrive pas, je peux pas..et quand j'en vois une ds un parc coureur ou ailleurs, j'en deviendrai mal polis et méchant meme...
Parce que je me dis, et peut etre je suis a coté de la plaque, qu' aujourd'hui l'économie moto vacille, les marques disparaissent sans pincements au coeur, ni que les états ou nations se bougent pour continuer a les faire vivre ou les soutenir comme pour l'automobile..alors qu'a l'opposé, pour le ZERO émission, là, tout le monde en parle, la presse et le net se déchaine, ça subventionne, courbettes politiques..ou que sais-je pour que ça fleurisse !
et le pire, c'est qu'on ne sais pas si c'est 100% recyclable, non-polluant pour leurs composant, bio-dégradable...ça doit etre les meme penseurs et vendeurs que pour les centrales Atomiques anti-sysmiques, inviolables et insubmersibles...et vertes !
et puis de savoir comme le repreneur de VOXAN a attendu et procédé pour racheter cette marque, avec pour finalité, savoir se qu'il va en faire, me désole !!
j'espère que MOTO-MORINI n'aura pas le meme sort, mourrir et renaitre façon bio-io-nique.
Et puis j'aimerai (mais bon c'est que moi daftduke simple internaute et lecteur aussi!) que ds les revues motos on arrete de parler de scooters et de ses genres d'engins !!
Faut pas rever !!
c'est comme espérer revoir renaitre Voxan en thermique ou Moto-morini continuer a exister et produire !!
a plus.
DAFTDUKE, 4ever motos thermiques passionné
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Je ne le souhaite pourtant pas.
v
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J'ai été sous le choque après avoir lu votre article sur Zero. J'étais, il y a peu, naïf pour croire en le green business. Je pensais qu'il était possible de s'occuper d'environnement et au passage rafler par ci par là de substantiels bénéfices. Mais chez Zero ça semble tout le contraire!!! Si j'ai bien lu votre article ils touchent un maximum de subventions, d'aides etc. pour faire tourner une boîte qui heureusement encore a pour idéal de créer le 2 roues motorisés de demain : électrique... Mais le problème c'est qu'ils n'y croient pas eux-même en ne respectant visiblement pas l’environnement, et ne touchant pas au but avec leurs produits.
Il s'avance donc deux questions en ce qui me concerne : qui peut se permettre de "subventionner et de cautionner" une activité pareille (arnaque ?)? Comme c'est aux US, ça ne doit pas être nos impôts...?
Est-ce qu'il y en a beaucoup d'autres à profiter de la tendance "écolo", peut-être même en France?
En conclusion le green business m'a refroidi! Plutôt bien avec le réchauffement climatique ;)
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